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 Miyu Eziari

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AuteurMessage
Miyu Eziari
Démon alchimiste
Apothicaire de métier
Démon alchimisteApothicaire de métier
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Messages : 14


MessageSujet: Miyu Eziari   Lun 8 Fév - 1:27

Thème du personnage: Ankomst, Leaves eyes

~o~ Feuille d'Identité ~o~


Nom : Eziari
Prénom : Ankomst. Mais donner son nom, c'est un tabou dans sa lignée. Cela revient à dévoiler son âme. Celui qui possèdera son vrai nom possèdera l'accès à sa personne. Chez lui en effet, lorsque l'on donne un nom, on ne nomme pas une personne. On ne choisit pas ce nom pour sa sonorité. On le lie directement à l'âme. Il se cache donc sous le surnom de Miyu.
Age : inconnu. Il ne s'intéresse pas au temps. Il ne sait même pas s'il est mortel ou non. Il lui arrive même de confondre les époques. Le moyen-âge lui paraît demain, et hier sera le futur. De toute façon, cela ne change rien. Les hommes, les démons et les lycans n'ont jamais changé. Le décor change, les langues évoluent, mais au fond, il voit en eux toujours la même noblesse.... toujours les mêmes horreurs.
Race : Démon
Pays d'origine : La terre... c'est tout ce qu'on sait de lui, c'est tout ce qu'il sait de lui. Il ne connait pas les frontières, elles n'existent pas dans le monde de Miyu. L'air, la terre et l'eau sont les mêmes partout: il ne faut donc que l'idiotie des hommes pour diviser cette planète éclairée par le même soleil en des centaines de petits mondes... Son monde, c'est la forêt, c'est la nature, c'est cette entité ancienne qu'il appelle Gaïa.
Rang social : Là encore, il ne s'estime d'aucun rang social. Il pourrait paraître aisé, mais il ne s'intéresse pas à ces choses là. Lui, ce qu'il voit, c'est la noblesse des âmes: il sait qu'il fait parfois, et même souvent, meilleure pitance avec l'âme des plus démunis. Alors non, le rang social, pour lui, ne veut rien dire.
Profession : il est apothicaire, mais aussi voleur d'âme. C'est un excellent alchimiste qui cache ses activités aux hommes en exerçant cette profession depuis des années.

~o~ Physique ~o~


Allure : Miyu est un démon aux allures angéliques. Il est tout d'abord tout en finesse: une taille seillante, de longs membres, un corps plutôt grand... Il apparaît comme élancé, mince sans être non plus décharné. Il a une pâleur presque irréelle, qui met en avant ses deux magnifiques yeux d'un vert intense et profond. Ses yeux sont légèrement bridés, mais laissent une trace dans ce visage parfait: ils interpellent et contribuent à cette allure inquiétante qu'il dégage. Il a des cheveux blonds, qui descendent un peu plus bas que ses épaules, souples et raides, doux comme de la soie. L'harmonie qui se dégage de son être le rang agréable à regarder, sans le rendre désirable: il est plus proche d'une œuvre que l'on contemplerait que d'un magnifique corps que l'on voudrait embrasser.

En effet, malgré ses lèvres bien dessinées, ses traits parfaits, dessinées semble t-il par la main créative de mère nature elle-même, il a quelque chose qui peut repousser. Il se dégage de lui une aura inquiétante, froide, et fascinante à la fois. À l'image de l'insecte qui tourne autour de la plante carnivore, ceux qui l'entourent perçoivent le danger, mais sont également attirer dans ses filets par le sucre de sa peau.

Sa peau, parfumée et suave, imberbe, au teint de porcelaine. Que dire encore de son physique? Il apparaît comme un humain étrange aux yeux des hommes, mais un humain quand même. Les démons remarqueront en plus ses longues oreilles pointues qui bougent au grès de ses humeurs.

On peut aussi parler de ses mains, minutieuses, habiles et précises, aux longs doigts fins et aux ongles nacrées.

Son aspect général dégage aussi quelque chose de inquiétant et hautain, bien que Miyu ne soit pas vraiment prétentieux. Il a des attitudes nobles et gracieuse, un visage et un aspect harmonieux.

Goûts vestimentaires : Dans Venise, miyu semble s'habiller comme beaucoup d'autre personne, à ceci près que sa couleur de prédilection est le vert. Il portera une cape, des chausses montantes, des pourpoints brodés... Mais lorsqu'il doit se vêtir pour les démons, il se permet plus de fantaisie: ses tenues sont alors intemporelles, un savant mélange de différentes époques.

Particularités : Miyu n'a pas de particularités physiques autre que celles décrites.

Pour les démons (en lien avec ses dons d'alchimistes) : Miyu fait partie de cette classe de démons qui posséda de nombreux noms: Muse, génie, porte-bonheur, dans la mythologie, on ne tarit pas d'appellation pour eux. Ils semblent en effet capables de combler bien des souhaits de diverses manières, par exemple, pour Miyu, avec ses potions. Mais ce qui se dit moins, c'est que le prix qu'ils demandent est extrêmement élevé. Ces démons sont dangereux, tant et si bien que les autres créatures qui connaissent leur nature ne font appel à eux qu'en cas extrême. Ils se nourrissent en effet de l'âme et des espérances de leur victime. Ce pouvoir conduit la victime à la folie, au désespoir, à une véritable torture mentale avant la mort. Tout ce qui constitue l'essence vitale peut-être dérobé par leur soin: les souvenirs, les espoirs, les rêves, les sentiments, la vie... Miyu ne fait pas exception, et sa simple présence prolongée, déjà, est comme un poison. Le fréquenter conduit à la mort et à la folie, même s'il ne le désire pas toujours. Ce don est puissant, mais c'est aussi une malédiction. Grâce à lui, il peut extraire toutes sortes d'ingrédients pour ses potions: essence de rêves, âmes pures et impures, espérances... Miyu possède également, en lien avec ce pouvoir de dévorer l'être, le don de prescience. Il n'est pas extrêmement fort, mais il peut sentir le futur et le passé des gens. C'est comme cela qu'il sait quel prix demandé à ses victimes. Et c'est aussi un des éléments qui font qu'on va le consulter. En paiement pour ses services, il vous volera une des choses les plus importante pour vous.

Pour les alchimistes (lié à ses dons de démons): Miyu possède le pouvoirs de créer toutes formes de potions. Officiellement, c'est un apothicaire ordinaire: vous trouverez chez lui les onguents et les poisons les plus banales. Par contre, les démons et les lycans, ainsi que les autres alchimistes, connaissent ses infinies talents, et leur véritable étendue. Il peut ainsi fabriquer des filtre d'amour, ou de haine, des potions de soin ou de mort atroce, et même user de ses talent pour ramener la vie, ou changer d'apparence, l'espace d'un court instant, ou pour regarder l'avenir et le passer dans un miroir d'un eau argentée... Là dessus, ses pouvoirs sont grands, mais plus le sort est puissant, plus il est couteux... de plus, ces dons restent limités par les contraintes: préparation d'une potion pas toujours possible, et surtout, aspect limitée de l'action de celles-ci. Il ne peut faire revenir définitivement d'entre les morts... Il ne peut faire agir un filtre de vérité indéfiniment... Seul la mort et les soins ont une durée véritable. C'est un véritable maître dans l'art des potions, mais il tient cet art en partir de ses pouvoirs démoniaques. Les deux sont intimement imbriqués.

Malgré la diversité et l'importance de ses dons, ceux-ci restent donc limités par leur nature même de potions. De même pour le futur, qui dépend toujours d'éléments variables.


~o~ Psychologie ~o~


Caractère :

Peut-on parler de caractère pour un être comme Miyu? Le mot est en effet étrange, car Miyu, avant tout, après tant d'années d'existence, tant d'apprentissages, tant de sacrifices, n'est pas vraiment une personne. Il ne l'est plus en tout cas, et tardera à le redevenir. C'est une sorte d'entité, semblable aux elfes des récits, aux êtres légendaires qui apportent avec eux le printemps ou l'hiver. Miyu n'existe pas: il fait exister son art. Il est un puits de connaissance et de savoir, mais un néant en matière d'âme. Cependant, il faut essayer de le décrire. Avec des souvenirs lointains, cela est possible. Si on cherche au plus profond de lui, on peut peut-être encore trouver les traces d'un enfant pleurant sa solitude et la cruauté de sa propre existence.

Miyu apparaîtra toujours aux yeux de ceux qui viendront le voir comme quelqu'un d'étrange. Il est physiquement inhabituel: il émane de lui une aura inquiétante et fascinante. Miyu, c'est avant tout un regard froid, et dans ce regard, on sent toute l'intelligence et la sagesse du personnage. Personne ne connaît son âge. Miyu lui-même l'ignore. Il a perdu le compte des années dans l'imbécilité même des hommes, qui croient toujours aller de l'avant, berner par leur propres inventions, mais qui ne sont pas plus humains aujourd'hui qu'hier. Miyu ne les méprise pas: il ne voit en eux que des enfants, qui veulent jouer aux grands. L'humanité est une race si éphémère: ils n'ont pas le temps d'apprendre, que déjà ils s'en vont. Miyu, finalement, les aime bien. Ils l'attendrissent, comme un gamin maladroit et caractériel arriverait à attendrir des adultes par ses caprices et son envie de grandir.

Le démon est différent de tout cela. Il semble lointain, comme s'il ne faisait pas vraiment partie de ce monde. On dirait qu'il est juste un spectateur, un simple figurant dans une immense pièce. Une ombre dans un décor. Miyu ne juge pas, il contemple. Depuis des années, des siècles ou des millénaires, il regarde. Il y a en lui quelque chose d'infini. Comme cette mélancolie, qui caractérise ses traits et son visage: Miyu porte sur lui la lassitude d'une vie longue, la tristesse de celui qui a vu la dame noire venir faucher plus d'âme qu'il ne saurait en compter. Miyu sourit, parfois, mais il y a de l'amertume dans son sourire, mais en même temps, on y trouve quelque chose d'enfantin. Tout le paradoxe de cette étrange créature. Ou, plus que démon, créature est le mot: il est si étrange que même les autres le mettent à part.

Vous l'aurez compris, toute traces d'humanité a disparu. C'est que, voyez-vous, c'est plus facile pour Miyu, d'essayer de perdre cela. On pourrait presque croire que son coeur s'est arrêté, et qu'il est un pantin dont on remonte l'horloge. Quelle douleur ce sera de reprendre le cours de ses sentiments, de recommencer à vivre et à exister par soi-même. Un coeur qui s'arrête, c'est douloureux. Imaginez combien il peut vous torturer, lorsqu'il repart.

Si Miyu reprenait son humanité, il resterait toujours aussi intelligent, sérieux, et posé. Mais il pourrait peut-être réapprendre la tendresse, la douceur, la colère et la haine. Il est semblable à une page blanche. Qui viendra dessiner au fusain des arabesque sur la pureté immaculé de la feuille? Qui viendra y inscrire des traits rageurs, des ratures, des mots doux? Coucher sur le papier le dessin d'un baiser, la chaleur d'une amitié, l'essence même d'un extrait de vie?

Miyu doit encore réapprendre beaucoup de choses. Il rejette cependant les autres par amour, en quelque sorte: perdre son être, c'est l'ultime sacrifice pour se protéger et protéger les autres. Il ne veut pas qu'on s'attache à lui. Il est un poison insidieux qui se nourrit de ceux qui le fréquente trop. La longue vie d'un démon, celle d'un homme et d'un lycan, passent de décennies à quelques années, quelques mois, ou quelques minutes, selon sa force de résistance à l'appétit sauvage et insatiable des pouvoirs et de l'être même de Miyu. Comment dans ces conditions consentir à exister?

Le démon serait pourtant quelqu'un de doux. Quelqu'un de sympathique. Certes, déjà, il n'est pas totalement renfermé: il parle, il réfléchit, il peut être d'agréable compagnie, l'espace d'une seconde qui vous volera de précieuses minutes d'existence. S'il brisait cette solitude qui le torture, il montrerait sa patience, sa tendresse, sa capacité à aimer, à ressentir, à être sensible, et surtout, sans aucun à priori, dénué de tout jugement. Certes, ses colères seraient alors mémorables, ses rêves inaccessibles, et ses rires merveilleux. Mais pour arriver à cela, pour trouver un peu de l'enfant qui sommeille en lui, il faudra l'apprivoiser. Lui réapprendre la peur, l'attachement et l'espérance. Le faire sortir de cette étrange léthargie qui le conduit à réagir davantage en mécanisme qu'en être doté d'une vie.

Actuellement, il peut paraître insensible, bien qu'il ne le soit pas, glacial, bien qu'au fond de lui, une petite flamme s'agite encore, cruel, bien que sa cruauté involontaire ne fait que refléter le sacrifice qu'il a était obligé de consentir à sa propre existence.

Enfin, il ne prend pas partie dans le conflit, et soignera aussi bien les démons que les lycans, tout comme il sera capable de fabriquer un poison pour assassiner un loup ou l'un des siens. Miyu est, comme nous l'avons dit, davantage comme une entité. Il ne cherche donc pas à juger ou à comprendre, il essaie juste de « sentir » grâce à son don de prescience ce qu'il doit faire, et suit son instinct. Il essaie de trouver cette voie, cette partie du récit dans laquelle il aura sa place.

Son réveil permettra sans doute de découvrir d'autres éléments de sa personnalité, lorsqu'il surviendra. S'il survient un jour. Hélas, ce jour là, ce sera sans doute également le glas de toute espérance pour Miyu... Sa malédiction ne finira que lorsqu'il périra...

Aime : Il aime fabriquer ses potion, la fraîcheur du vent, se promener en forêt.
Aime pas : Il n'aime pas la compagnie, il déteste la foule, et ne supporte pas l'attachement.
Tics ou petites manies : Il plaque ses oreilles en arrière quand il est en colère, il ne supporte pas qu'on regarde par dessus son épaule quand il travaille.

Secrets qu'il dissimule : Miyu cache son nom, car autant ses pouvoirs sont grands, autant il peut être soumis si ce dernier est découvert. En effet, son nom est comme un sort, il est relié à son âme. Posséder son nom, c'est posséder son être, le contrôler, emprisonner le démon comme on enfermerait le génie dans une lampe.
L'autre élément n'est pas un secret, sauf peut-être pour les humains. Miyu fait payer ses clients en leur dérobant quelque chose de cher, quelque chose d'attacher à son âme, dont il se repait. Un rêve, un espoir, les souvenir, l'essence même de la vie... sous la forme d'une perle lumineuse. Bien sur, seuls les démons et les lycans paient ainsi. Les hommes ne savent pas qu'en entrant dans sa boutique ils laissent une part de leur existence, mais celle-ci est infime. Seuls les créatures magiques de Venise viennent lui demander des potions difficiles. Et plus celle-ci est rare, plus le tarif est cher...
Les effets secondaires de ces paiements ou du simple fait de le fréquenter trop longtemps et trop prêt sont variés, suivant ce qui est volé et en quelle quantité: affaiblissement, folie, amnésie, désespoir, incapacité à rêver, mort.... parfois, plusieurs de ces étapes, pour ceux qui l'ont vraiment fréquenter, surtout que plus il vieillit, plus ces effets sont forts. Un seul est permanent: le simple fait de rester en sa présence vole de la vie. Il écourte ainsi toutes les existences qui ont croisé son chemin.
De plus, Miyu ne peut donner un baiser librement: les baisers sont les plus mortelles de ses armes: ils volent une partie de la vie de celui qui le reçoit, parfois même, ils dérobent rêves et espoirs. (pour les connaisseurs, un peu comme les détraqueurs!) Un baiser trop long serait mortel. Chaque baiser est une blessure grave. La présence de Miyu est déjà en soit un poison, mais un baiser, c'est comme sentir les lèvres froides de la dame noire. Miyu ne peut contrôler cela. Il est conçu ainsi.

~o~ Histoire ~o~


« Tu ne pourras jamais aimé personne, et comme le roi Mithos, tu condamneras tout ce que tu toucheras... En échange, tes pouvoirs seront puissants, mais la solitude sera ton seul enfant, et la mort ta plus fidèle compagne... »

L'homme rassembla dans le creux d'un arbre quelques gouttes de rosée, un lit de mousse fraîche, les derniers soupirs d'un mort et le premier cri d'un enfant. Il continuait de regarder fixement quelque chose au creux des racines du vieux chêne couvert de lierre.

« Enfant qui déteste le monde, tu seras le seul capable de l'aimer vraiment,
tu seras l'ombre de la main qui assassine, des doigts qui guérissent, des des lèvres qui scellent un baiser... »


L'homme alluma quelques cierges, et caressa la petite forme qui remuait sous la mousse.

en apportant la Mort, tu créa ton existence... Ankomst.»

la petite forme poussa un premier cri, et le jeune alchimiste humain esquissa un sourire triste. Miyu venait de voir le jour. Pendant longtemps, le rituel étrange de la naissance de cette lignée de démon fit croire qu'ils naissaient de l'essence même de la forêt et de la nature. Le mythe perdure encore. En réalité, quiconque aurait vu la scène aurait en effet pu croire à ces chimères. Il lui aurait fallut contourner l'arbre et se rapprocher, pour découvrir une petite tombe grise, à côté de laquelle gisait le corps d'une femme aux traits fins et au corps longiligne. Une femme aux yeux d'une vert émeraude semblables à l'iris de ceux qui commençait à s'ouvrir. Le sourire de la morte aurait évoqué celui d'une beauté endormie dans le plus beau des songes. Pourtant, le corps était glaciale, et la vie semblait l'avoir abandonnée depuis bien longtemps. Or, cela ne faisait que quelque seconde que le souffle de sa vie s'en était aller nourrir celui des poumons de son enfant.

Cette lignée était très réduite, car peut propice à se reproduire. L'enfant à naître tirait sa vie de ses parents. Il tuait son père lors des premiers mois de sa grossesse, et sa mère lors de l'accouchement. C'est pour cela qu'il n'en existait que très peu... Et l'enfant que l'alchimiste tenait dans ses bras étaient l'une de ces perles. L'humain avait accepté d'aider ces démons et de récupérer ce précieux apprenti. Un apprenti qui mènerait son art dans ses plus infimes retranchements, il en était certain. Il ne pouvait cependant s'empêcher de ressentir de la tristesse devant ce sacrifice, et de l'attendrissement pour le forme de vie dangereuse et meurtrière qu'il tenait dans ses bras. Un sourire tendre éclaira son visage. C'était le plus innocent des assassins. Déjà, sans même qu'il s'en aperçoive, il savait qu'en guise de premier lait maternel l'enfant démoniaque avait commencer à voler les précieuses minutes de sa vie. Il disposerait de si peu de temps pour tout lui apprendre, même à grand renforts de potions... Mais il ne pouvait laisser Miyu mourir. Pas maintenant qu'il avait croisé le regard de ses parents, et les iris vertes du magnifique bébé.

« Puisses-tu te pardonner d'exister, Ankomst, puisses-tu te le pardonner, tu le mériteras amplement... »

et dans la forêt, l'alchimiste emporta son précieux paquet...

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

« Maître, maître! »

l'homme releva la tête aux cris de l'enfant, et regarda Miyu se précipiter vers lui. Ses cheveux blonds mi-longs dansaient derrière son visage si fins, et ses émeraudes avaient pris la teinte amère de la tristesse et de l'incompréhension. Les mains pâles de l'enfant formaient une petite coupelle où gisait quelque choses d'inanimé. Le sage alchimiste plissa les sourcils, bien trop conscient de ce que le jeune démon de 7 ans allait lui montrer. Il s'avança difficilement, s'appuyant sur un bâton. En seulement sept ans, il paraissait avoir vieillit de presque une vingtaine d'année, tant ses traits étaient tirés et ses déplacements couteaux.

L'enfant se planta devant lui et présenta ses mains, petit cercueil de chair où gisait un magnifique martinet que le mage n'eut aucun mal à reconnaître. Il soupira et ôta l'oiseau des mains de son apprenti, se résignant avec peine à regarder ce visage baigner de larmes. Les immenses yeux de Miyu étaient extrêmement douloureux à voir. Il y avait là toute l'incompréhension de l'enfant devant la mort, tout ces pourquoi affligeants, car il n'y avait pas de réponse pour justifier l'injustifiable. Surtout quand le responsable de cette mort vous regarde avec une telle surprise.

« Miyu.... »

L'enfant se mit à sangloter, et le sage déposa le corps de l'animal sur la souche d'un arbre avant d'attirer à lui le jeune garçon. Il sentit encore un peu la fatigue l'envahir. Lorsque Miyu était triste, il avait besoin de subtiliser encore plus de forces dans l'énergie même de ceux qui l'entouraient.

« Miyu, calme-toi... c'est trop tard maintenant... »

L'enfant ne parvenait pas à retenir ses sanglots...

« Il... il volait de... de plus en plus... mal.. M.. mais je.... je lui donnais des onguents et.... et il est venu se poser sur moi et... et il est tombé.... pourquoi l'oiseau est mort... pourquoi? »

Douloureuse question. Le mage se remémora la joie de Miyu lorsqu'il avait trouvé cet oisillon, quelques mois plus tôt, un an, tout au plus. Il se rappelle le soin minutieux avec lequel il avait pris soin de lui, son dévouement et son attachement à son premier vrai ami. Dans la forêt, Miyu n'avait aucune autre connaissance à part son maître. Il voyait en cet oiseau bien plus qu'un animal de compagnie. Certes, l'alchimiste avait tenté de l'empêcher, mais cela avait été impossible. Miyu devait apprendre. La leçon serait douloureuse.

Le sage repoussa avec douceur l'enfant et posa une jambe à terre pour se mettre à sa hauteur. Il remit une mèche d'or derrière l'une des longues oreilles pointues, qui lui paraissaient si normale à lui, humain. Miyu maniait déjà à la perfection et sans même s'en apercevoir les illusions qui permettent aux démons de sembler humains. Seul un démon ou un lycan aurait pu voir sa véritable apparence. L'alchimiste regrettait de ne pas pouvoir connaître un jour le vrai visage de son protégé.

« Miyu, il est certaine forces de la nature que l'on ne peut et que l'on ne doit combattre. Et dans toute chose, il existe un équilibre. »

l'enfant regarda son maître, secouait encore de lourds sanglots, plissant les yeux d'incompréhension. L'homme, sentant qu'il captait son attention, continua son pénible discours.

« Un grand pouvoir n'est jamais un don, car dans tout don il existe une malédiction. Une contre-partie que l'on doit payer. Miyu, tes talents sont insondables, mais la cruauté de ton destin le sera encore plus. Tu as ton rôle à jouer dans l'histoire, et tu te dois donc de l'honorer, quelque soit le prix... »


il se tut.

« je ne comprends pas.. »

. L'homme planta son regard azur dans les yeux de son apprenti.

« tu veux savoir pourquoi ton oiseau est mort?... »

La question était posée d'une voix douce. L'enfant fixa son maître, plein d'incompréhension et de peur. L'homme sut alors, en croisant ces deux bijoux de sincérité et d'émotions, qu'il ne pourrait pas encore. La leçon n'était pas pour aujourd'hui. Peut-être ne pourrait-il jamais la lui donner.

« il était faible Miyu, et sans doute n'aurait-il pas pu passer une saison sans tes soins. »

L'enfant pleura de plus bel, et l'homme l'attira à lui. Il le consola toute la journée. Il l'écouta parler de son oiseau, et répondit patiemment à ses questions. Il fit une belle sépulture pour le jeune volatile, la première victime connue des talents de Miyu. Quand l'enfant reprit un peu des forces, il regarda son maître.

« il est temps d'aller se coucher.... »

miyu hocha la tête et se releva. Son maître fit de même, mais il sentit son corps épuisé retomber. Miyu se précipita pour l'aider?

« vous allez bien maître? »

le regard inquiet de l'enfant l'attendri encore. Comment pourrait-il lui expliquer un jour qu'ilé tait le poison qui lui volait sa vie?

« oui Miyu, tout va bien... »

« mais... vous semblez si fatigué... »


l'homme sourit, et passa une main dans les doux cheveux de l'enfant. Son sourire avait quelque chose de résigné et de tendre. En regardant le petit démon, il comprenait mieux comment deux créatures comme ses parents avaient pu lui sacrifier leur vie. Les dons de prescience de la famille étaient connus. S'ils avaient vu en rêve ne serait-ce qu'une fois la candeur de Miyu, ils ne pouvaient se résigner à vivre à ses dépens. Se plonger dans le lagon de ce regard valait tout les sacrifice. Surtout quand ce regard était brouillé par l'inquiétude...

« oui, je suis fatigué Miyu, très fatigué... Mais ce n'est rien, ne t'en fait
pas...»

*-*-*-*-*-*-*

Miyu avait les traits tirés, et il ne cesser de se pencher sur les ingrédients et les fioles de ses potions. Il en saisit une, résolu, et se glissa sous la toile de la tente dressée dans la forêt. Dans la lueur tamisée du logement de fortune, il entendit le toussotement du malade. Un lit avait été rapidement construit, et le tout était aménagé pour une durée assez longue, le temps de la saison d'été. Dans ce lit, un homme transpirait et respirait avec difficulté. On lui aurait donné facilement soixante ou soixante-dix ans. Il n'en avait en réalité pas cinquante. Seulement une quarantaine d'année.

« Miyu, je t'ai dit que c'était inutile... »

La voix était tendre, mais le regard du démone était déterminé. Il s'avança et passa un bras sous la nuque brulante pour surélever le malade. Il glissa alors le goulot de la fiole entre les lèvres sèches et gercées.

« buvez, maître.... il vous faut reprendre des forces... »

l'homme regarda la fiole et se laissa faire. Il esquissa encore un sourire:

« ah! Une potion à base de coriandre et de mélisse... bien, cher apprenti, bonne initiative. J'ai bien peur qu'elle ne soit inutile. Le mal dont je souffre ne peut être soigné par aucune potion... »

Le démon se redressa et s'apprêta à sortir. L'homme le rappela.

« Miyu? Où vas-tu? »

l'apprenti se retourna. De la colère et une lueur de défi brillait dans ses yeux...

« j'éloigne le mal de votre corps... »

Une once d'impertinence, et un flot de tristesse pointait dans une voix qui se voulait arrogante, mais qui ne parvenait à emprunter que les traits de l'amertume. L'homme ouvrit grand les yeux...

« Miyu... »

« Quoi, vous croyiez que je ne comprendrez pas? Me pensiez vous donc si idiot! »


La voix s'était changé en cri, la colère transparaissait. Le maître détailla l'élève. Il avait grandit, et paraissait déjà adulte. Les démons grandissaient plus lentement que les hommes. Pourtant, miyu avait déjà toute la maturité d'un adulte. Ses cheveux blonds atteignait le haut de sa poitrine et dansaient au gré de ses brusques mouvements. Ses grands yeux innocent s'étaient tirés légèrement, mais restaient toujours aussi captivant, d'un vert lumineux et irréel. La pâleur de Miyu n'avait pas non plus diminuer, et il possédait une beauté incroyable, découlant pour beaucoup de sa silhouette longiforme. Des jambes longues et fines, des bras fins également, des traits parfaitement dessiner, des mains effilées terminées par de magnifiques ongles nacrés. Il osa imaginé aussi les oreilles du démons, qui devaient avoir poussé. Mais même sous forme humaine, trompeuse, Miyu semblait déagea quelque chose de spécial. Et dans cette colère, l'apprenti apparaissait vraiment dangereux. Mais le maître ne ressentait aucune peur. Il connaissait Miyu. Il voyait les larmes qui brillaient dans ses yeux. Il l'entendait trembler la peur de la solitude et de l'inconnu dans cette voix si douce lorsqu'il reprit:

« il y a un équilibre dans ce monde, c'est ce que vous m'avez dit.... Qu'un don était au fond une malédiction,e t que mes capacités étant grande, celle qui pesait sur moi était également importante... ce sont bien vos mots, n'est-ce pas? »

Miyu fixa l'homme, tremblant de rage.

« Tout meurt autour de moi, tout... mes parents, l'oiseau, les animaux qui s'égarent et qui se laissent aller à rester trop près du campement... et maintenant vous... est-ce donc cela, ma malédiction? Ne suis-je donc qu'un mal qui ronge la vie des autres?Pourquoi? »

L'homme ne pu réprimer encore un sourire, mais bien amer. La leçon avait enfin lieu. Il aurait tant voulu l'éviter. Mais il savait qu'il était tant de la dispenser. Bien que l'élève semblait déjà l'avoir apprise.

« chacun à un rôle à jouer dans l'histoire, et le tien, Miyu, sera important. Tu le sais, tu le sens... le mien le fut aussi. Je n'ai vécu que pour être ton maître. Mais mon récit s'achève, pas le tiens. Je connaissais le prix de ce privilège. Je t'ai tout appris. Tout ce que mes ancêtre savaient, tout ce que j'ai découvert. À toi de perfectionner cet art... ne soit pas triste Miyu, chaque chose à une fin... Tu ne fus pas pour moi une malédiction: tu n'es pas un mal, tu es un don... et comme tout don, tu m'as apporté ma malédiction... »

« je dois partir... »

« pourquoi, vivrai-je mieux alors? Non, seulement quelques heures de plus. Je préfère de loin te les laisser, et avoir l'opportunité de passer les dernières secondes en ta compagnie... »


Des perles brillantes roulèrent sur les joues de Miyu.

« approche... »

l'apprenti refusa, en secouant vivement la tête, mais devant la bienveillance du regard de son maître, il céda, et s'agenouilla près du lit, les bras replié sur la couverture, le visage caché dans ses coudes, pleurant doucement.

« je ne veux pas de ces dons... »

l'homme passa sa mains dans les cheveux d'or.

« mais ils sont tiens... ne me dis pas que j'ai perdu mon existence. Si tu as ces pouvoirs et ces capacités, ce n'est pas un hasard. Il est tant pour toi d'apprendre par toi-même, et de trouver ta place.

Une main tremblante mais ferme vint alors relever le visage de Miyu, afin que les émeraudes rencontrent encore une fois le ciel infini des yeux du vieux sage.

« je suis si fier de toi... »

Mais l'homme plissa le regard. L'expression de douleur de Miyu cachait quelque chose de terrifiant. Une ombre qui semblait grandir dans ses yeux, au fur et à mesure que sa vie l'abandonnait.

« Miyu, non... »

L'homme tressaillit, et lutta contre le sommeil qui s'emparait de lui. Il le voyait. Il ne le voyait que trop bien. Cette tristesse, cette lassitude, cette résignation douloureuse qui s'emparait de la lueur du regard du jeune démon. C'était une ombre noire, un linceul qui venait recouvrir toute la sensibilité, l'innocence, la candeur et l'âme même de Miyu. Quelque chose était en train de se briser en lui. Il pouvait voir la transformation sous ses yeux. Les magnifiques iris perdaient leur teinte magnifique et s'assombrissaient, elles se voilaient d'une couleur qui ne disparaitrait plus. Il pouvait presque entendre tout l'être de Miyu hurler silencieusement dans cette ombre. Une main noire venait étreindre l'âme du jeune démon, enfermant dans un écrin toute sa vraie valeur et ses qualités si humaine. Miyu mourrait, intérieurement. Pas comme lui, mais, peu à peu, il le sentait. Il glissait vers la dissolution de son être, son anéantissement.

« Miyu... »

le sage espérait le rappelait, mais déjà, ses larmes devinrent des soupirs, résidus de sanglots. L'homme passa une main sur la joue de son apprenti. Il voulait parler, le rassurer, mais il n'y parvint pas. Ses mots n'arrivaient pas à franchir ses lèvres.

La main retomba, et l'homme eut un dernier tressaillement. De toutes les forces qui lui restait, il tenta encore de rappeler son apprenti. Par un mot qu'il n'avait jamais utilisé avec lui, mais qu'il avait toujours ressenti:

« mon fils... »

Mais l'enfant semblait être mort avant lui. Déjà, il ne restait rien de Miyu. Juste une coquille vide empli de chagrin.

Le démon passa sa main sur les yeux de son maître, et ferma ses paupière au monde. Il posa alors sa tête sur la poitrine, écoutant le silence de ce cœur. Il avait froid. Mais il ne parvenait plus à pleurer... cela faisait trop mal.

Cela faisait bien trop mal d'exister.

Et dans le silence ce de cœur, il lui sembla entendre le silence de sa propre existence. La prophétie de sa naissance. « tu condamneras tout ce que tu toucheras... »

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Le temps avait passé. Miyu avait grandi. Combien d'années ou de siècles s'étaient écoulés? Il n'en savait rien. Ce genre de questions futiles n'avaient d'importance que pour les humains. Pas pour les créatures immortelles.

Miyu avait parcouru bien des pays, sans jamais peut-être sans rendre compte. Les frontières n'existaient pas pour lui, elles changeaient si souvent. Il avait vécu la vie que la prophétie lui avait prédit: il avait été l'ombre de la main de l'assassin dans bien des cas. Mais il n'avait jamais agi.

Miyu avait suivi sa voie, sans jamais se retourner. Là où ses dons le menaient, là où il avait un rôle à jouer, il exécutait sa partition. Puis, il disparaissait, ailleurs. Il avait fini par acquérir une certaine notoriété, dont il se moquait bien, parmi ses semblables et parmi les lycans. Tous connaissaient désormais le prix qu'il demandait, et l'étendue de ses capacités. Mais Miyu était inexorablement seul.

Toute sa jovialité et son innocence avait disparu. Les dons de Miyu étaient grands, mais cela s'expliquait par le fait qu'il ne vivait plus. Il avait consacrer son existence à son perfectionnement, jusqu'à ce que les deux ne fassent plus qu'un. Miyu avait été dévoré par ses propres dons.

Plus son pouvoir grandissait, plus Miyu devenait dangereux pour ses proches, vorace et meurtrier. Des proches, il n'en eut donc plus. Il a vu bien trop de créatures, désireuses de s'accaparer ses dons, sombrer dans la folie ou dans la tristesse.

Ses pas l'avaient mené à Venise.... Il sentait qu'il se passerait ici quelque chose... un événement où il aurait son rôle à jouer. Il a ouvert depuis quelques temps une petite boutique d'apothicaire, où les humains viennent s'approvisionner en produits de soins et autres... et où, la nuit tombée, les démons et les lycans peuvent venir offrir une part d'eux-même pour obtenir la potion rare dont ils ont besoin. Miyu ne connait pas encore son rôle dans cette histoire, mais il a choisi de ne pas prendre partie, comme toujours.

Il se contente d'être spectateur...

Miyu n'agit plus, ni dans sa vie, ni dans celle des autres. Il a oublié ce que cela signifier, vivre, aimer, ressentir. Il n'a ainsi jamais pu aimer, il n'a jamais éprouver la sensation d'un baiser ou le réconfort d'une amitié. On pourrait penser qu'il est mort, en quelque sorte, le jour où il a découvert sa terrible malédiction...

Ce don suprême qui le condamne à la solitude, à n'être qu'un instrument du destin...

~o~ Petits Plus ~o~


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Adonis Bastão
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MessageSujet: Re: Miyu Eziari   Lun 8 Fév - 19:36

...
Magnifique.
Et validé pour le coup !

ps : va voir tes MPs ;D
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Miyu Eziari
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MessageSujet: Re: Miyu Eziari   Lun 8 Fév - 19:46

Merci pour la validation!^^

J'ai répondu à ton mp!
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Valérian Elviro
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MessageSujet: Re: Miyu Eziari   Lun 8 Fév - 19:51



C'est... c'est... trés beau. Certes tragique, mais trés beau !
Formidable personnage, tout en ombre, je sens que je vais adorer lire tes rp ^^ Et magnifique fiche !

Bienvenu sur Venise !
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Adonis Bastão
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MessageSujet: Re: Miyu Eziari   Lun 8 Fév - 19:52

^____^
Je verrouille !
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Miyu Eziari

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