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 Approche de l'aurore...

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Mefisto Botelli
Le Prince de Venise
Le Prince de Venise
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MessageSujet: Approche de l'aurore...   Mer 10 Fév - 18:48

[Résumé sommaire et nouveau départ. Me rejoins qui veut, tant que vous avez une raison d'être dans le palais]

Une nuit... agitée.
Oui, c'était encore le meilleur mot pour qualifier tout ce qui s'était déroulé depuis le crépuscule... À vrai dire, depuis la veille. C'était encore plus juste. Même si le mot restait bien faible.
Jouer avec les Lycans, jouer avec le feu, les titiller jusque dans la geôle putride qui leur servait de tanière depuis toujours ou presque, depuis qu'ils avaient été capturés. Il l'avait fait, par pur envie d'observer leur dénuement et leur souffrance, d'en ajouter plus encore. Mais il s'était montré un peu trop imprudent.
Mefisto leva sa main droite à hauteur de son visage, ses yeux gris dénués d'expression observèrent un instant son poignet et la légère marque qui s'y trouvait encore, ombre déchiquetée sur sa peau nacrée. Ce n'était plus rien en comparaison de ce que cela avait été, bientôt elle s'estomperait jusqu'à disparaitre complètement et, déjà, elle ne le faisait plus souffrir. Mais elle n'aurait jamais dû exister.
Le Prince laissa retomber sa main, son regard reprenant une observation vague des alentours, comme ne s'y attardant pas réellement, comme plus perdu dans ses pensées que dans l'admiration des jardins qui, pourtant, étaient magnifiques. Même ainsi, alors qu'il ne faisait pas encore jour, les allées, les arbres, les buissons, toute la végétation formait un ensemble à la fois harmonieux et réfléchi.
Mais cela le laissait froid.
Ou du moins, c'était ce qu'il semblait.
Assis sur un banc en pierre, il semblait, dans la pénombre qui précède l'arrivée du jour, être aussi minéral que celui-ci. Si ce n'avait été son mouvement un peu plus tôt, on aurait pu croire qu'il faisait partie de cet ensemble, qu'il n'était qu'une statue de plus parmi celles que l'on pouvait trouver au détour des chemins...

Vraiment... Très agitée cette nuit.
Aylan qui l'avait enfin retrouvé, lui qui n'aurait jamais dû quitter son ombre. Un sentiment qui l'avait submergé, lui, le Prince que l'on disait insensible. Quelque chose de fort, de puissant. Quelque chose contre quoi il n'avait pas lutté... La colère, la vraie, même s'il aurait été bien en mal de mettre un nom là-dessus. À milles lieues de ce qu'il affichait habituellement.
Et puis, le jeu.
Il avait senti la passion dévorante qui enflammait son garde du corps.
Il avait trouvé ça... Intéressant.

Mais maintenant...
Maintenant il était là, simplement. Il avait quitté ses appartements, il avait traversé le palais silencieux, les couloirs dans lesquels n'avaient résonné que ses pas, croisé les gardes qui s'y trouvaient, surpris l'étonnement dans leur regard lorsqu'ils l'avaient vu passer.
Il était venu s'asseoir, devant la surface miroitante et lisse de la pièce d'eau qui reflétait l'éclat de la lune.
Lune qui terminait sa course désormais, alors que la nuit semblait se faire un peu plus claire par endroit... Moins dense.

Il était là. Mais d'aucun auraient dit qu'il était là sans vraiment l'être. Car personne ne savait réellement ce que renfermait cet esprit qui paraissait toujours dénué de tout sentiment.
Personne ne savait ce que cachait ce visage si lisse.
Personne ne savait ce que dissimulait la grisaille de ses pupilles à l'éclat généralement presque absent.
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aylan braccionni
Garde du corps du Prince Botelli
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MessageSujet: Re: Approche de l'aurore...   Jeu 11 Mar - 1:28

L'aube approchait, pas à pas, le plus lentement et silencieusement possible. Bientôt, cet astre qu'Aylan affectionnait tant allait bientôt apparaître et jouer son rôle......Réchauffer ce réceptacle froid et soumis. Cet astre flamboyant semblait être le seul complice du garde du corps et c'est à chaque fois avec ravissement qu'Aylan acceptait ses caresses chaudes et subtiles sur sa peau délaissée et son armure aussi froide que de la glace.
Armure qui d'ordinaire lui paraissait si lourde, poids difficile à supporter et qui tendait à l'alourdir de jours en jours, de trahison en trahison.
Pourtant, ce rendez vous matinal, Aylan ne le manquait pour rien au monde et c'est avec un doux sourire qu'il se laissait bercer par cette irradiation, acceptant son toucher comme on accepterait les caresses d'une maîtresse. Le soleil l'enveloppait d'un cocon de chaleur, lui donnant l'énergie nécessaire pour supporter ce nouveau jour qui arrivait et qui lui promettait de bien nombreuses déceptions.

Pourtant, ce matin, Aylan n'était pas au rendez-vous. Le soleil rougeoyant commençait doucement à lancer ses tentacules sur le sol de Venise et son plus fidèle partisan n'était pas là pour l'accueillir et lui tendre les bras du haut de la terrasse du domaine de la famille Braccionni. Non, Aylan se trouvait dans une tout autre chambre, un endroit où il n'avait pas sa place.
Alangui, nu, Aylan reposait, allongé sur le ventre, le visage tourné vers la fenêtre, observant cette boule dorée qu'il aimait tant. Mais aujourd'hui, il n'arrivait pas à ce réjouir de ce rendez-vous. Dans son esprit repassait sans cesse les évènements passés.... Cette nuit aussi irréel que passionnel où comme dans un songe il avait vu son plus grand rêve se réalisé.
Toucher cette peau laiteuse et glaciale, contrastant avec sa propre chaleur qui puisait sa force dans la passion à laquelle Aylan s'était donné à son maître. Se fondre en lui sous la complicité muette de la Lune..... Cette réalité qui avait conduit Aylan à se retrouver nu sur le lit défait de Mefisto aurait dû l'enchanter au plus au point, pourtant il ne parvenait pas à effacer l'expression du Prince de Venise.
Cette expression d'indifférence et de froideur alors qu'Aylan hurlait son plaisir et son bonheur sous ses assauts répétés. Ce regard dur et accusateur lorsqu'il s'était relevé pour quitter sans un mot la pièce pour ne plus revenir, laissant son garde du corps pantelant, luttant pour ne pas perdre pied face à la jouissance auquel il a dû faire face.
Le souvenir de ce corps blafard s'habillant en hâte, ce dos qu'il a vu s'éloigner sans une hésitation alors que lui tentait de retenir ce gémissement de frustration et de déception qui menaçait de franchir le rempart fragile de ses lèvres. Voilà les évènements qui passait en boucle dans l'esprit d'Aylan.

Dans un soupir résigné, Aylan se redressa et quitta à son tour ce lit. Se dirigeant vers la salle de bain, Aylan ramassa au passage son pantalon ainsi que les morceaux dispersés de son armure.
C'est dans un amas sonore de chocs métalliques qu'Aylan parvint face à un miroir. Portant la main à son masque, il en enleva la cloison pour faire face à son visage ravagé par la tristesse, ses yeux le transperçant de se douleur. Épuisé, mentalement mais également physiquement, Aylan posa sa tête sur la surface polie et froide du miroir, écoutant lamentablement sa respiration lente et régulière.
Se redressant tout à coup, il posa un regard durci par la haine sur son propre reflet et commença rageusement à se vêtir, mettant dans des gestes brusques son pantalon noir, posant minutieusement et sans réfléchir les différentes plaques de métal de son armure. De nouveau vêtu, Aylan se dirigea vers un coin d'eau où il entreprit de se mouiller le visage avant de le recouvrir une fois de plus de cette cloison d'or qu'il haïssait tant.
Seigneur comme il se détestait d'avoir succombé à la tentation. Il avait commit la plus grave erreur de sa vie et à présent, ses actes, si jamais ils étaient amenés à être mit à nu pouvait parfaitement entraîner son maître face à la mort. Non, jamais! Jamais il ne permettrait qu'il lui arrive quoi que ce soit... Son amour pour lui surpasserait tout. Si il faut, la ligne de sa destiné ne serait conduite que par le sang. Si des populations entières devaient périr pour la survie de ce secret, alors il n'hésiterait pas à tuer tout ce qui pourrait représenter un obstacle. Ce secret mourra avec lui.
D'une démarche sûre, il quitta la pièce ainsi que la chambre, n'y laissant que l'empreinte de la chaleur de son corps sur les draps, chaleur qui disparaitrait bientôt, terrassé par la fraicheur de l'aube qui faisait déjà danser les rideaux, mais également la chemise en lambeaux qu'il ne prit même pas la peine de prendre avec lui.
Les sens aux aguets, il scrutait les alentours, attentif à la moindre perception, à la moindre sensation ou sentiment qui lui parvenait. Il erra ainsi une bonne heure, déambulant dans le château ainsi que ses alentour lorsque finalement, à la croisé d'un chemin dans le jardin du palais, Aylan se heurta à un mur de froideur. Ouvrant les yeux, Aylan s'avança, sachant qu'il l'avait enfin retrouvé.

En effet, Mefisto se tenait là, assis sur un banc de marbre, le regard rivé au loin, perdu dans les méandres de son esprit. Continuant sa course, le garde du corps ne prit même pas la peine d'être silencieux. Son pas le conduisit naturellement devant Mefisto qu'il scuta longuement derrière son masque doré avant de s'incliner lentement face à lui. Voilà, tout redevenait comme avant, chacun avait de nouveau reprit sa place: Aylan Braccionni, garde du corps du Prince de Venise, démon craint et respecter de sa race et Mefisto Botelli, Prince des démons.....rien de plus. Se redressant, Aylan regarda de nouveau son maître.


« Puis-je me retirer maître? »
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Mefisto Botelli
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MessageSujet: Re: Approche de l'aurore...   Dim 16 Mai - 15:14

La lune laissait petit à petit sa place au soleil qui commençait de répandre ses rayons dans le ciel. Lentement, la nuit cédait du terrain par rapport à l'avènement du jour.
Et Mefisto demeurait là, dans les jardins, toujours aussi immobile, toujours aussi insensible, toujours aussi froid.
Même les bruits de pas, cette présence qui s'approchait, ne le fit pas esquisser le moindre geste. Comme s'il ne l'avait pas même entendu... Ou qu'il n'y prêtait en tout cas aucune attention.
Comment savoir?
Était-il à ce point perdu dans ses pensées certainement chaotiques pour ne pas percevoir ce qui l'entourait? Pour ne rien entendre? Pour ne rien ressentir? Pour que ses sens démoniaques ne prennent pas la peine de l'alerter... Ou bien tentent de le faire sans succès?
À moins qu'il n'en soit pleinement conscient mais n'en laisse rien transparaitre... C'était aussi une option qui n'était pas à négliger, surtout lorsqu'on connaissait la force de ce masque d'impassibilité que le Prince de Venise était capable de s'appliquer lui-même.

Quoi qu'il en soit et quelle que soit l'option la plus plausible, le regard gris de Mefisto ne se tourna pas vers Aylan, pas même lorsque la voix de celui-ci se fit entendre.
Pas un cillement.
Pas un sursaut.
Rien.
Juste la même absence de tout et ce regard couleur acier perdu au loin, bien au-delà de la surface de la pièce d'eau qui s'étalait en face du Prince, bien au-delà des jardins sans doute également.
Une absence qui dura un moment. Quelques minutes tout au plus. Assez pour provoquer de l'agacement chez n'importe qui... Qui plus est chez une personne qui attendait une réponse de sa part. Une attente qui fut pourtant récompensée pour sa patience... Si tant était qu'on puisse considérer les quelques mots prononcés par Mefisto comme une récompense.


"Te retirer... ? Pour quelle raison ?"


Une question en réponse à une autre. La voix du Prince s'était élevée, grave, calme, détachée. Et enfin un mouvement fut initié : sa main se soulevant, désignant d'un geste ample le ciel qui s'éclaircissait sous l'action des rayons du soleil qui ne touchèrent, quant à eux, que le bout des doigts de Mefisto qui, dans leur parcourt, sortirent un bref instant de l'ombre qu'un arbre octroyait à tout qui s'installait sur le banc où il avait pris place.
Ce mouvement accompagnait la suite des paroles du maître de Venise :


"Le jour se lève... Ton service reprend. Comme tous les jours, depuis toujours."

De nouveau un instant passa, court, avant qu'il n'ajoute :

"À moins que tu ne veuilles réitérer tes erreurs de la veille ?"

Et quelles erreurs... L'abandonner. Le laisser livré à lui-même, lui qui ne semblait avoir aucune conscience du danger. On avait vu où cela avait mené.
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