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 Andrei Di Scipio

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Andrei Di Scipio
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MessageSujet: Andrei Di Scipio   Sam 13 Fév - 22:53

~o~ Feuille d'Identité ~o~

Nom : Di Scipio
Prénom : Andrei
Age : 21 ans
Race : Humain
Pays d'origine : Italie
Rang social : Aristocrate désintéressé.
Profession : Nez.

~o~ Physique ~o~

Allure :

Il est des personnes, intéressantes, charismatiques, fascinantes, dont on a immédiatement envie de se rapprocher. D’autres, fermées et peu loquaces, donnant plutôt envie de fuir. D’autres enfin, possèdent des aptitudes incompréhensibles, presque choquantes pour les bonnes mœurs humaines. Mais celui qui nous intéresse, Andrei, n’a aucun de ces caractères, pour la simple et bonne raison qu’il les a tous les trois.

Dans une des nombreuses ruelles bordées de canaux de la Sérénissime, une grande maison vénitienne plante ses portes imposantes devant votre nez, fière de sa hauteur et écrasante de mépris. Sur une plaque, quelques lettres gravées sur du métal doré confirment votre mort prématurée : c’est bien ici que l’on vous attends.
Vous frappez, une fois, deux fois, trois fois, personne ne vient vous accueillir aux portes. Décidé, vous entrebâillez les panneaux de bois, pénétrant finalement à l’intérieur, face à un grand escalier dans une immense salle sombre, aux fenêtres ourlées de lourdes teintures d’un velours fané tombant jusque sur le sol. Quelques rayons de soleil percent ça et là la sorte de demi pénombre environnante, rendant visible la lente valse des grains de poussière tourbillonnant dans l’air, mais rien de bien concluant au final. Encore une fois, personne, la pièce est vide. Bon sang mais où est cet idiot de rejeton de la noblesse que l’on vous a décrit et qui se permet de vous faire attendre ? On vous avait pourtant parlé de cette personne, Andrei Di Scipio, unique fils de la famille aux ramures étendues à travers toute la ville. Mais enfin passons, l’ordre du jour est de s’entretenir avec l’assistant de ce jeune homme, cet Andrei réputé meilleur parfumeur de Venise, et probablement de l’Italie tout entière. Se concentrer sur l’assistant, c’est l’assistant que l’on cherche, non le maître de maison pour simplement assouvir sa curiosité, non, juste l’assistant.

Et puis soudain, il est là, devant vous, forme longiligne pleine de grâce, et surtout de nonchalance. Un bref éclat sombre jaillit à vos yeux, comme un défit à la lumière, de longues mèches de jais retombant soyeusement comme autant de sacrilèges nitescents envers le teint de nacre de sa peau. Juste ces deux tâches de non couleurs, interpellant votre regard aussi sûrement que si un incendie avait éclaté en face de vous. Lui, ce n’est pas l’assistant. C’était sûr, il dégageait trop de maîtrise de lui, trop de prestance, pourtant discrète, gouvernait le moindre de ses gestes. Vous vous raidissez, déglutissant le plus rapidement possible avant de le regarder descendre les marches du grand escalier de bois d’un pas tranquille. Mais dans ce camaïeu, il manquait quelque chose, une couleur. Ce bleu céleste que vous n’aviez pu voir à cause de ces yeux baissés, concentrés sur leurs pas. Mais ils s’ouvrent sur vous tandis que l’abyme semble se refermer sur votre corps, emportant avec lui jusqu’à votre respiration. Un nouveau concept de glace mouvante, au gré des lumières, pale comme le ciel d’hiver ou sombre comme les profondeurs abyssales de la mer. Ces deux saphirs tranchant harmonieusement avec l’éclat ivoire de sa peau, méprisant les couleurs de ce pays qui prônaient les couleurs, tantôt claires, tantôt sombres, mais toujours chaudes. Or lui, comme si rien, vraiment rien n’avait d’importance, il se permettait de paraître étranger, d’inspirer en cela un exotisme troublant et qui n’était peut être pas la seule excuse pour expliquer cette fascination qui provenait de lui. Car tant par le physique, les courbes fluides et presque fragiles de ses traits, l’ellipse presque absente de ses lèvres, que par ce sentiment étrange qui prenait à la gorge qui avait le malheur ou la chance de poser les yeux sur lui, il semblait émaner de lui un charme oisif, chaque mouvement las témoignant de son aisance. Le dernier Di Scipio articule patiemment devant vous. Trop absorbé par votre contemplation, vous ne vous étiez pas rendu compte qu’il se tenait à présent face à vous. Etrange comme il semblait frêle, ne pas être de haute stature était une chose, mais d’être aussi gracile, presque chétif, c’en était une autre.

- Pour la dernière fois, est ce que je peux savoir ce que vous faites ici ?

Tout ceci n’était rien. Car enfin vous prenez conscience. Dans cette demeure baroque et vieillie, dans ce jeune aristocrate insolite, dans son excentrisme comme dans son exotisme, il n’y avait pas d’odeur. Pas de parfum, pas de senteur, pas d’arôme, rien. Si, par endroits dans la pièce, on pouvait humer quelque effluve de bois, celle du renfermé hantant l’air, on était en revanche à des années lumière des parfums capiteux et entêtants qui régnaient en despotes dans les maisons vénitiennes d’ordinaire. Pourquoi ? Mais surtout, pourquoi un parfumeur, un nez, ne sentait il rien ? Il était pourtant à longueur de journée en présence de fragrances. Le jeune homme soupira, ramenant brusquement vos pensées à la réalité.

- Oh euh excusez moi, je cherchais l’assistant en parfum de la maison Di Scipio.

Une main aux doigts fins passa dans les mèches ébènes, soulignant une légère couleur de plus. Ces mèches incandescentes d’obscurité épousèrent la courbe de sa mâchoire aux abords de son visage. Elles allèrent, récalcitrantes, retomber un peu plus loin derrière sa nuque, finissant dans son cou. Cela créa encore un contraste avec cette peau pâle, ce noir soyeux aux ténus reflets mauves mêlés de bleu. Ainsi, la beauté de son regard sous ses lourds cils se trouva un instant soulignée par cette nuance d’indigo révélée à la lumière. Vous décrochez difficilement votre regard de ce spectacle envoûtant pour avoir une chance de comprendre la réponse du jeune maître.

- Pas là ce matin, mais repassez donc plus tard dans la journée, vous devriez pouvoir le trouver.

Fasciné, vous baissez les yeux, tentant de vous soustraire à cette apparition obnubilante tout en bredouillant une vague réponse d’assentiment. C’en est un peu trop d’un coup pour vos pauvres yeux. Maintenant, une seule chose compte et passe en boucle dans votre esprit : la retraite stratégique. Fuir. Et ce, immédiatement. Heureusement, le jeune prodige ne se fait pas prier et semble déjà en train de partir vers l’étage alors que vous poussez une nouvelle fois la porte d’entrée, des fantasmes plein les yeux, des rêves plein les pensées.


Goûts vestimentaires : Au gré de ses humeurs. Tantôt luxueux au possible, valse de costumes bigarrés et d’étoffes précieuses comme il en était la mode pour la haute classe de Venise, tantôt discret avec des couleurs presque ternes. La première pour les occasions de fêtes officielles, la seconde pour sortir en ville généralement. Il préfère néanmoins toujours les teintes froides aux chaudes. Vert rehaussé d’or ou bleu d’argent, mais pas de rouge velouté, pas de parme, pas d’orange outrancier. Le jeune Di Scipio laisse généralement ses cheveux libres, malgré quelques mèches récalcitrantes tombant devant ses yeux ou d’autres effleurant la base de son cou. Mais quoi qu’il en soit, il n’a jamais l’air négligé malgré sa paresse exemplaire à choisir ses tenues.

Particularités/particularité d’alchimiste : Se trouve être le seul humain à sa connaissance à vivre entouré de l’état zéro. C'est-à-dire en langage parfumeur l'état neutre d'un futur parfum, avant l'ajout des essences dans la base d'alcool; cet état ne dégage absolument aucune senteur puisqu'il ne s'agit encore que d'alcool. Donc Andrei ne sent rien, et à moins de se composer un parfum corporel –ce qu’il fait en général-, n’a pas d’odeur propre.



~o~ Psychologie ~o~

Caractère :

Di Scipio, ce parfumeur de génie ? Oh il est tellement gentil vous savez, il a toujours l’air émerveillé et joyeux ! Et puis ses créations sont tellement…


Et une journée de plus à attendre sa fin.

La lassitude est sa meilleure amie, l’ennui son principal allié et la peine dispute la place centrale à la monotonie dans sa vie. Pour Andrei, le monde entier se pare de gris, toujours et désespérément gris. Il y a bien quelques reliefs de teintes presque colorées, des pointes d’étonnement, des sommets de curiosité, des moments de joie. Cette bonne humeur qu’il laisse poindre à la surface lorsqu’il se trouve en présence de personnes, alors fausse, et celle qui explose littéralement en lui quand il est entouré de parfums, qu’il lui faut chercher les meilleures fragrances, les meilleures notes pour obtenir l’harmonie parfaite. Car oui, le monde du jeune Di Scipio est perfectionniste. Symétrique et bien agencé comme les nombreux flacons d’essences posés sur ses étagères. Sans qu’il n’en dépasse quoi que ce soit. Les parfums, dans leur entité purement aléatoire et prompts à se montrer changeants, sont le plus grand défi qu’il soit dans sa vie. Raison pour laquelle il la leur consacre. Et pour laquelle seuls eux se montrent en mesure de faire remonter quelques sentiments sereins en lui. Car, passablement dégoûté de son existence, il lui faut réapprendre à vivre. Mais Andrei, partisan du moindre effort, est bien trop feignant pour ça. Son but, à défaut d’avoir le droit de pouvoir mourir, est de vivre le moins possible. Il y a quelque chose en lui qui semble désaccordé, boiteux. Comme une horloge précieuse brisée par une chute, dissonant les heures, égrainant sans rythme les secondes.Justifiant l’humeur instable qu’il lui arrive parfois d’avoir ou ses paniques, états de crise, lorsqu’il se retrouve dans une situation qu’il n’aime pas. Alors, son monde semble l’oppresser, se refermer lentement sur lui jusqu’à s’effondrer sur ses épaules. Plutôt égal d’humeur en général, Andrei parvient tout de même à laisser flotter l’illusion d’une personne calme, agréable et rieuse.

Aime : Les parfums. Qu’ils soient des plus infimes fragrances florales, aux musc les plus raffinés, celles du miel, des plaintes des pluies d’été fondant sur la terre chaude et d’autre encore, plus délicats, plus communs ou même plus raffinés encore. Et plus que tout, Andrei aime créer de ses mains des parfums, à partir de n’importe quel extrait qu’il s’agisse d’un poison violent ou d’essence de rose.

Aime pas : Les extrêmes. Qu’il s’agisse des odeurs, des parfums trop capiteux, trop lourds, ou bien des gens, trop exubérants, trop extravertis ou bruyants. Le jeune homme n’est pas très loquace, mais pour lui, cela fait trop de trop, et c’est chose insupportable que d’être enfermé dans une pièce avec ces trops là. Même à l’air libre, cela suffit pour déclencher une crise de claustrophobie. Voire aussi au beau milieu d’une foule.

Tics ou petites manies : Carnage hautement possible à son réveil, généralement aux horaires normaux, aux alentours de dix heures. Il est hautement déconseillé de tenter d’approcher la bête à ces moments là. Bien que ce soient les instants où son humeur de lion mal léché camoufle la mise en route, plutôt lente, de sa synapse. Tous les matins il y a cette remise en fonction, difficile et souvent peu achevée, de ses fonctions mentales, mais il ne faut pas s’en faire, le reste de la journée, Andrei est normal, si si.

Secrets qu'il dissimule : Son don, dans la mesure du possible mais sans grande conviction. Le fait qu’il aime faire mumuse avec des poisons et substances en tout genre étant nettement plus préoccupant à ses yeux, c’est donc logiquement ce qu’il tente le plus de cacher. En plus de son absence d’odeur propre.

~o~ Histoire~o~


Dernière édition par Andrei Di Scipio le Dim 14 Fév - 0:47, édité 1 fois
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Andrei Di Scipio
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MessageSujet: Re: Andrei Di Scipio   Dim 14 Fév - 0:44

~o~ Histoire ~o~

Ἄνδρα μοι ἔννεπε, Μοῦσα, πολύτροπον, ὃς μάλα πολλὰ
πλάγχθη, ἐπεὶ Τροίης ἱερὸν πτολίεθρον ἔπερσεν·"

« Dis-moi, Muse, cet homme subtil qui erra si longtemps,
après qu'il eut renversé la citadelle sacrée de Troiè. »
Odyssée (I,1) Homère


La folie, des flammes de folie étendaient leur empire dans le regard hystérique de sa mère. Des éclairs, un noir d’orage. Les yeux de son père étaient plissés de rage et semblaient traversés de ça et là de jets de foudre tant la colère était palpable, rendant l’atmosphère de la pièce presque électrique pour les trois personnes présentes. Oups. La jeune fille esquissa un pas en arrière, sa longue chevelure sombre roulant souplement sur ses épaules. Qu’est ce que sa mère et lui avaient bien pu dire pour être dans cet état ? Pourquoi la fixaient ils de telle sorte, comme autant de prédateurs affamés ? Son cœur affolé battait comme un fou dans sa poitrine menue tandis que son regard cherchait fugitivement son frère, tournant la tête en tous sens pour tenter de l’apercevoir. Lui, qui était toujours de son côté. Son frère, Andrei.


Chants I et II. Ouverture et Molto allegro

Aurore.

La vie, est la cause de tous les maux. Personne, ni la jeune femme aux cheveux blonds trempés de sueur, ni l’homme au regard calculateur attendant que sonne le verdict, ne savait qu’en la donnant à Andrei, ils scellaient leur perte et créaient un blasphème. Ou, selon leurs propres termes, un monstre. Qui aurait pu se douter que le petit morceau d’humain gisant contre sa mère aurait pu par la suite causer son malheur ?

Toute la pureté du monde était dans son regard d’azur étonnant, la grâce dans ses petits membres, et la fragilité dans le moindre de ses mouvements tremblants. Pourtant, ce que ce charmant petit inspira à sa mère ce jour là, ce fut du dégoût. Un dégoût instinctif, inconscient, et parfaitement incontrôlable. Pourquoi ? Elle aurait été bien en peine de le dire, ne le sachant pas elle-même. Mais le dernier des Di Scipio le comprit plus tard ; parce qu’il n’avait pas d’odeur. Et ainsi passa sa jeunesse, entourée de répulsion ou de peur dès que le petit garçon tentait de s’approcher de quelqu’un, et d’admiration voire de jalousie lorsqu’il en était loin. Personne ne savait pourquoi mais un instinct leur dictait la conduite à tenir par rapport à cet enfant que ses premières nourrices qualifiaient fils du diable. Lorsque Andrei eut assez grandit pour instinctivement réussir à composer un parfum assez ambré pour sembler naturel, corporel, ses « proches » ne manifestèrent plus la moindre animosité. Il avait pourtant été à deux doigts d’être jeté sans cérémonie dans le Rialto par son père, mais dès lors, ce fut comme si tous avaient oublié leurs réactions par rapport à lui. Et les adultes cessèrent d’être une menace. Pour l’instant.

Jusqu’à ses sept ans, Andrei s’était fait discret, au plus discret possible, pour ne pas tenter de tomber sur le dégoût peint sur le visage de ses parents. Ensuite, il put enfin se rendre compte de ce qu’était la sensation d’être aimé, comme tout enfant mâle héritier de la famille en cette époque. Déjà, il avait pu découvrir l’incroyable liberté que conférait une odeur propre. Plus d’adulte monstrueux le dévorant la nuit dans ses cauchemars, ou le guettant sournoisement le jour. Plus de coups, plus de violence contre lui et son étrangeté. Car voila, il était enfin normal à leurs yeux. L’incongruité ayant disparu, il était enfin accepté comme un fils. Et ce fut comme un fils qu’Andrei grandit, bercé des pensées humanistes que lui inculquaient ses instructeurs et qui, à lui qui devait tous les matins s’arroser de parfum pour pouvoir vivre parmi les autres sans avoir à craindre pour sa vie, lui semblaient atrocement hypocrites. Mais il les accepta comme tels, il n’était plus à ça près. Et surtout, ce n’était pas comme si le jeune homme allait s’acharner à changer les choses pour rien, il était tellement plus facile de les laisser dire, de laisser aller le temps.


Chants III et IV. Andante et Menuet.
Zénith

Le soleil était à son apogée, en la personne de sa sœur chérie, Célia. La jeune fille, comme son frère, avait tout pour elle, de ces yeux de nuits qui revêtaient toujours autant d’éclats lorsqu’ils se posaient, plein de fierté et de défi joueur, sur Andrei, de longs cheveux soyeux aussi sombres que son regard envoûtant, un teint de porcelaine que mettait en valeur les formes naissances sur son corps ainsi que des mouvements, aussi vifs qu’indolents, rappellant un de ces Titiens cloués aux murs de l’église dei Frari sur la place Saint Marc. Ce même visage ovale et ces mêmes yeux noirs, rayonnante sur son trône de vierge. Oui, elle était sa raison de vivre, son soleil, sa muse. Les plus belles fragrances qu’il créait étaient pour elle, tout comme le moindre de ses sourires, le moindre de ses gestes, de ses respirations. Ce qui liait le frère et la sœur, pouvait s’appeler de l’amour. Pas seulement fraternel, bien au delà, mais absolument platonique. Jamais Andrei n’aurait osé toucher cette merveille, sa –propre- merveille, de peur de la souiller, de la briser. Mais autre chose devait s’en charger pour lui. Une décision que sa mère lui avait cachée, prise par son père et le doge de la Sérénissime. Sa sœur, sa sœur si chère à son cœur allait être emmenée loin de lui faite esclave de la Sublime Porte au service de la République. Ce n’étaient guère que des mots pour Andrei, presque plus évanescents que des parfums. Jamais, au grand jamais, il ne permettrait cela.

La dispute éclata le jour même où il apprit la nouvelle, déferlante de violence et de haine pure dans le calme de cette soirée d’été. Son père, qui avait toujours été plus intéressé par les ducats qu’il pouvait engranger que par sa famille, lui interdisait tout commentaire, interdiction que le jeune homme ne se gênait pas de transgresser joyeusement, menaçant, blessant verbalement, songeant intérieurement à user de ces nombreux liquides nocifs et prohibés qui servaient généralement dans la fabrication de certains de ses parfums. Sa mère, inconséquente, tentait tant bien que mal de couvrir sa voix alors qu’elle voyait la colère de son époux menacer de poindre. Mais Andrei ne cédait pas, voulant justement provoquer cet énervement, pour avoir une bonne raison de se jeter sur son père et de le rouer de coups. Lui qui n’était pas violent, lui qui de toute façon, n’aurait jamais fait le poids, même contre un enfant, n’avait qu’une envie, réduire à l’état de boucherie ce visage familier déformé par la rage. Le démembrer consciencieusement avant de frotter les morceaux sur des blocs de sels. Le laisser croupir dans de l’acide. Enfin quelque chose ! Mais sa sœur ne devait pas partir. Elle ne le voudrait même pas. Décidé, le jeune homme se lança vers son père avec la vivacité d’un félin en chasse, ou du moins essaya. Il fut cueillit par un formidable coup sur le sommet de son crâne et s’abattit aux pieds de ses parents. Inconscient.

Lorsqu’il reprit ses esprits, il était dans sa chambre, et Célia n’était plus dans la demeure.


Chant VI. Allegro assai
Crépuscule

Les menaces, les chantages, les suppliques, rien n’y fit. Andrei aurait il du faire tomber le doge en place qu’il l’aurait fait tant sa volonté était grande. Le jeune homme, fort de la puissance que lui conféraient ses talents d’alchimistes et ceux de parfumeurs par le biais d’une fragrance nouvelle, conférant une aura meurtrière à qui s’en revêtait, parvint à faire exiler ses parents à Florence, obtint réparation, des richesses, des titres, des objets précieux, mais ne parvint à récupérer sa sœur. Il était trop tard, à l’heure qu’il était elle devait déjà appartenir à un des sérails, certainement en passe de devenir odalisque pour le compte de cette « République » dont le jeune homme se fichait comme d’une guigne. Aller la récupérer, entre les différents qui agitaient la Turquie de part en part, mettrait en péril sa propre vie, et ça, Andrei ne pouvait le permettre.

Sept mois. Il passa sept mois à élaborer des plans, à mettre en place des informateurs, qu’ils soient dans la Sérénissime comme dans la Sublime Porte, à agiter le monde en tous sens pour tenter de la retrouver. Mais il n’y avait rien, rien à faire. Andrei, héritier de la grande famille Di Scipio, était vaincu. Son soleil s’en était allé. Il ne tomberait jamais amoureux d'une autre femme, et vivrait. Par espoir de la revoir et pour se punir de n'avoir pas pu la garder près de lui, il ne s'autoriserait pas la douce tentation de la mort. Ainsi commença sa vie solitaire au sein de la Sérénissime, au mielleux parfum d'amertume.

~o~ Petits Plus ~o~

Votre présence sera : Régulière je pense. Certainement à raison de deux fois par semaine en moyenne si tout va bien. Après la moyenne peut varier dans tous les sens ^^
Que pensez-vous du forum ? Thème agréable et original, si bien le graphique, que celui de l’histoire.
Autres forums fréquentés ? ~ Ah ah, Sore wa... himitsu desu !
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Adonis Bastão
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MessageSujet: Re: Andrei Di Scipio   Dim 14 Fév - 19:07

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Tu as un très beau style. Quoiqu'un peu alambiqué par endroit lol
(on fait tous au moins une fois une phrase de 3 pieds de long qu'il faut lire 4 fois avant de comprendre lol)
Pour moi c'est ok même si j'aurais bien aimé que tu développes un peu plus son ascension (va-t-on dire) vers le domaine secret et inavoué de l'alchimie ^^
(j'ai trouvé que tu es allée un peu trop vite sur la fin de ton histoire lol)
Je ne te valide pas encore, faut que Valérian lise aussi ^^
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Andrei Di Scipio
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MessageSujet: Re: Andrei Di Scipio   Lun 15 Fév - 15:26

Merci, et oui, on doit même pouvoir qualifier de "tordues" pas mal de mes phrases ^^"

Et bien la particularité de ce domaine c'est justement qu'il est secret et inavouable...xD
Non, en fait, je ne l'ai pas beaucoup décrit dans l'histoire parce qu'il n'en est pas un élément majeur "a essayé de faire court...ça se voit non ? O=)"

En gros l'alchimie dans le sens faire des actes peu avouables avec des potions douteuses ou autre, c'est son hobby, et l'histoire des odeurs/parfums/autre ça a beau ne pas en être -de l'alchimie xP- à proprement parler, ça n'en est pas moins à mon sens plus préoccupant pour Andrei.

En même temps, ça change simplement un peu le concept "d'alchimiste" mais comment classer ce genre de bestiole sinon ? xD Pour moi, c'est dans cette catégorie.

Amis des réponses longues, bonjour.
Ce truc est génial. Totalement chtarbé +w+
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Adonis Bastão
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MessageSujet: Re: Andrei Di Scipio   Lun 15 Fév - 17:37

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Ouai mais bon...
Perso j'pars du principe où le personnage lui ne connait rien de celui d'en face mais que le joueur, lui sait tout x)
Et du coup guide l'action de son perso face à celui d'en face... Tu comprends ?
C'pour ça que j'aime bien tout savoir lol
Mais je ne t'oblige en rien xDDD
On attend que Val' lise et puis tu pourra commencer à RP ^^
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Andrei Di Scipio
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MessageSujet: Re: Andrei Di Scipio   Lun 15 Fév - 19:29

Ouaaaaais....mais c'est moins marrant quand les joueurs savent tout ! *devil smile* Puisque justement, on est obligé de guider sur des pressentiments, et qui peuvent s'avérer avoir des finalités surprenantes selon la véracité desdits pressentiments.
Mais après, ça dépends des façons de voir.

Ceci dit, en tous les cas, merci beaucoup pour l'intérêt que tu y porte, à mon petit pavé. *joueur content*
Et pis au pire si tu y tiens vraiment, je te rajouterais une partie "spécial alchimiste" dédicacée et tout avec tout plein des phrases tordues. *joueur qui a la connerie*
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MessageSujet: Re: Andrei Di Scipio   Lun 15 Fév - 20:10

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Ah mais carrément !
MDR
Bref, que Valérian se grouille de lire pour te valider x)
Stop le flood lol
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Valérian Elviro
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MessageSujet: Re: Andrei Di Scipio   Mer 17 Fév - 14:35

Fiche validée avec plaisir ^^

Bon rp !
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Adonis Bastão
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MessageSujet: Re: Andrei Di Scipio   Mer 17 Fév - 18:53

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Verrouillééééééé ! ^^
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MessageSujet: Re: Andrei Di Scipio   

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Andrei Di Scipio

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