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 Glorieux après-Midi [Privé]

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Vittorio Botelli
Prince cadet de la belle Venise
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MessageSujet: Glorieux après-Midi [Privé]   Sam 20 Fév - 22:58

La journée s’annonçait belle, les nuages bien trop légers pour pouvoir résister à l’assaut du vent laissaient leur place à regret aux doux rayons du soleil. Une journée parfaite pour flâner dans cette magnifique cité qui avait fait rêver bien des hommes depuis sa création. La ville du stupre, du faste et de la décadence baroque lui faisait envie plus que jamais, quel plaisir plus grand que celui de se promener en territoire conquis, se sachant à l’abri de tout danger, ou presque. Bien sur il se savait quelque part un peu en danger, les ennemis étaient nombreux ici mais les humains ne pouvaient pas grand-chose contre lui, les démons obéissaient à son frère bien aimé et les lycans étaient tenus en laisse dans la mesure du possible.
Et puis qui pouvait bien être assez décérébré pour s’attaquer à lui, Vittorio Botelli, frère plus ou moins bien aimé du prince ? A vrai dire, à bien y penser il n’avait jamais été jaloux du pouvoir de son frère, le pouvoir n’était pas fait pour lui, à moins qu’il n’ait jamais été taillé pour le pouvoir. Des responsabilités ? Les menaces quasi constantes ? La peur de perdre le pouvoir que leur père s’était battu pour gagner et conserver ? Très peu pour lui , il préférait de loin la bruyante quiétude des rues commerçantes de la ville. Bruyante quiétude en étonnera surement plus d’un et pourtant, le calme peut bel et bien être bruyant, quoi de plus délicat pour les oreilles que ce bourdonnement incessant de la vie qui bat son plein ? ils vont et viennent insouciants , vaquant à leurs emplettes avec empressement, ah le spectacle de la vie humaine sans artifices, la vie comme il ne la connaitra jamais lui était toujours apparue avec un tel intérêt qu’il ne se fit pas prier pour sortir de son lit et enfiler quelques vêtements appropriés.
Une chemise blanche légèrement entrouverte, un pantalon noir un peu moulant ainsi que ses cheveux attachés grâce à une queue de cheval seraient bien assez pour ne pas être vraiment reconnu à cause de ses vêtements trop voyants, insouciant mais pas inconscient pour autant il ne tenait pas à tomber trop vite dans un piège éventuel.
Ainsi donc, légèrement vêtu, un poignard dissimulé dans une botte en cuir il franchit une fois de plus les marches du palais en direction du centre bourdonnant de la ville, quel endroit choisir alors ? le spectacle de la nature n’aurait pas suffi à satisfaire sa soif de vie, il devait donc choisir un endroit habité , fourmillant, quoi de plus logique alors que porter son choix sur le centre vivant de la ville à savoir les rues commerçantes ?
Ainsi fut pensé ainsi fut fait, la ville n ‘ayant plus de secrets pour lui, il l’avait arpentée de jour comme de nuit, seul ou en charmante compagnie , il fut bien vite arrivé à destination. Il respira alors profondément l’air vicié mais si cher à son cœur et un large sourire s’empara de ses traits , enfin il se sentait libre, emporté par la foule il se laissa errer entre les passants avides de nouvelles emplettes et bibelots à acquérir, lui n’en avait que faire, ce que certains mettraient une vie à gagner, il l’avait déjà et avait en prime eu le temps de s’en lasser ,ah ils l’auraient détestés s’ils s’étaient vraiment attardés sur son visage, assez longtemps pour y mettre un nom. Prenant son temps, contrastant ainsi énormément avec le reste de la population il observait joyeusement ce tableau grandeur nature , cette pièce tragi-comique qui se déroulait sous ses yeux avec fièvre.
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Wilhelm Adalrik
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MessageSujet: Re: Glorieux après-Midi [Privé]   Lun 22 Fév - 1:09

La nuit avait été longue, particulièrement longue… en tant que lycan, Wilhelm avait vécu des nuits interminable et celle qui avait précédé cette journée n’avait rien de particulier. L’absence de nuage et la visibilité des ces innombrables étoiles annonçait une belle journée ensoleillée demain. Il avait apprit ça par son père quand il était encore en Turquie et ça devait sûrement être la même chose dans tout les pays du monde. La nuit qui venait de s’écouler, Wilhelm l’avait passée sous son apparence de canidé, sa couleur lui permettait de se cacher n’importe où et ça n’était pas plus mal pour chasser ou espionner. Mais il fallait aussi faire attention lorsqu’on était à découvert à la lumière de la lune sur un muret ou dans une rue. La nuit fut calme et presque aucun bruit n’avait troublé les lieux, sauf le repas de Wilhelm qui se trouvait être un bon gros rat qui s’échappait d’une poubelle. Enfin quand le soleil se leva, Wilhelm était quasiment nu dans l’une des chambres du repère de la meute. Il avait les cheveux ébouriffés et se tenait la tête. Venise ce n’était pas pareille que la Turquie, ici c’était beaucoup moins facile de garder son apparence de loup quand on était toujours en ville… dommage…

Comme la journée s’annonçait belle, le lycan remonta donc dans la ville pour s’y balader… Pour l’instant il n’y avait pas de travail fondamentalement important dans la meute qui prendrait tout son temps à Wilhelm, alors autant aller faire un tour en ville. Il n’avait pas beaucoup le choix au niveau des vêtements, mais il pouvait passer presque inaperçu… oui presque parce que son teint de peau n’était pas du tout courant là-bas. Parfois il se sentait observé et c’était franchement gênant, ça lui rappelait beaucoup trop son enfance où les adultes le regardaient avec mépris. Quand des gens le regardait avec trop d’insistance, Wilhelm les regardait de la même façon avant de lancer:


« Vous avez rien de mieux à faire ?! »

Aussitôt, les gens s’en retournaient à leurs occupations mais se retournaient discrètement sur le lycan aux cheveux d’argent. Qu’ils étaient pénible ces italiens, Wilhelm arborait une tunique blanche et avançait les mains dans les poches de son pantalon noir. un sourcils légèrement relevé, exprimant une petite frustration. Il se demandait si un jour ils arrêteraient de le regarder comme ça, il n’était quand même pas le seul étranger à être dans ce pays non ? Cette ville regorgeait de beaucoup plus de chose que les autres ne pouvaient le voir… et ça plaisait beaucoup à Wilhelm ça de faire partit de ces choses que les humains ne pouvaient pas voir et qui pourtant étaient là, sous leurs yeux depuis bien plus longtemps qu’ils ne pouvaient le croire. Il se sentait unique de cette façon… et puis tout le monde l’était à sa façon.

Au coin de certaines rues, Wilhelm lançait un regard significatif à un autre lycan qu’il voyait, membre de la première ou la deuxième meute, peu lui importait, les temps étaient tellement difficile pour eux. Dans un coin éloigné, dans un talus de terre et de sable, des enfants jouaient et Wilhelm les regardait s’amuser avec une balle brune, les fillettes assises sur un mur en ruine tenaient un bâton ou une poupée, tandis que les garçons se faisaient passer la balle. Wilhelm n’avait jamais jouer à ce genre de jeu, ou alors il ne s’en souvenait pas… mais lui il avait passer son enfance en tant que louveteau alors forcement ça lui était inconnu. Les parents de ces petits mioches devaient sûrement vendre quelque chose sur les étales plus loin dans la rue. Wilhelm regardait vers la foule quand quelqu’un lui tapa dans l’œil. Un homme était là, heureux de prendre un bain de foule, de long cheveux blonds… ça ce n’était pas courant en Turquie, normal qu’il l’observe de cette façon. Mais il avait l’impression que cet homme avait quelque chose… oui un charisme bien plus élevé que tout les autres présent… était-ce un démon ? Non Wilhelm ne pouvait pas dire les choses aussi simplement, il devait tout d’abord analyser la situation.

Le ballon marron arriva à ses pieds et les enfants lui demandèrent le ballon. Le lycan se baissa et prit la balle qu’il jeta vers les enfants. Puis il reporta son attention sur le blond, ça serait amusant de jouer la filature pour aujourd’hui. Le lycan s’enfonça dans les ruelles sombres pour grimper sur un des murs sans être vu, et il s’installa aux premières loges pour voir qui était cet homme si heureux de venir dans une rue commerçante… un aristocrate en mal de contact peut-être ? Wilhelm était persuadé qu’il y avait plus que ça, mais lui il n’avait pas rencontrer les démons de la haute société alors il observerait, il notera, il examinera cet homme qu’il était certain d’avoir déjà vu… et Wilhelm était trop loin pour sentir l’odeur de cet homme à cette distance et noyé dans la masse.
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Vittorio Botelli
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MessageSujet: Re: Glorieux après-Midi [Privé]   Mer 3 Mar - 20:35

On ne peut savourer la vie au maximum qu’en étant détaché de la vie plate et sans couleurs de simple mortel. On ne peut aimer la vie sans artifices que lorsqu’on a goûté au faste et au luxe incessants, on ne peut savourer la douceur du soleil pleinement qu’après des années d’enfermement hors de sa vue, le vent , les animaux sauvages errants parfois ici, la beauté des hommes, des enfants, des draperies, des fruits multicolores, tant de trésors si proches et pourtant si négligés, presque du gâchis, mais ils ne pouvaient pas comprendre. Ils avaient plus de chance qu’ils pouvaient le penser, les temps n’étaient pas des plus agréables et la situation privilégiée de Venise les maintenait à l’abri de la réelle misère. Bien sur ils se plaignaient souvent, trop de travail, pas assez de moyens, manque de distractions, femmes vérolées. Triste vie pensez vous ? Mais ils ont des femmes belles, le carnaval, mangent à leur faim et se permettent de grossir considérablement ils sont riches de cette vie à durée on ne peut plus réduite à son simple appareil, ils peuvent vivre sans regrets, sans craindre le lendemain puisque leur vie est si facilement annihilable . Riez, Dansez, chantez rêvez, vivez je m’en délecte avec gourmandise.

« Rattrapez le, il m’a volé une pomme »

Il aurait très bien pu l’arrêter ce jeune homme qui venait de dérober un précieux larcin et qui allit s’en délecter quelques canaux plus loin accroupi dans un recoin sombre comme il y en avait beaucoup par ici, peut être se ferait il égorger pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment ? Peut être pas, et pourtant, sa course aurait pu s’arrêter la, la gorge entre ses mains puissantes malgré leur finesse , il n’aurait pas eu à serrer beaucoup pour entendre ce craquement d’os si familier entre ses doigts, il aurait même pu l’emmener un peu plus loin pour le vider entièrement de son sang. L’arrêter net en le prenant dans ses bras pour l’immobiliser, lui faire un croche pied pourquoi pas ? Tous les moyens sont bons pour rester dans le droit chemin et faire respecter la loi. Mais non, la loi n’était plus celle des hommes à Venise depuis bien longtemps, et il était bien au dessus de toute cela, son frère était la pour réparer ses bêtises même s’il savait ne pas devoir abuser de son statut, après tout, par respect pour la mémoire de leur père il ne pouvait pas le tuer, et vu la capacité affective de son frère bien aimé, mieux valait il se tenir un minimum à carreau et ne pas faire de vagues. Peu de risques en fait puisqu’il aimait l’homme profondément et passionnément

Le jeune garçon s’était enfui, quelques braves hommes avaient essayé de le rattraper sans y réussir, ah la fougue de la jeunesse. Les femmes elles commencèrent à médire, ce qu’elles faisaient le mieux d’ailleurs, une légère clameur, à peine audible s’éleva dans l’air, remplaçant la vie joviale qu’elle menait jusque la. Maintenant les gens se regardaient un peu de travers en discutant à voix basse avec leur compagnon ou un ami croisé par hasard il y a quelques secondes, ah ces Italiens, jamais dans la demi-mesure, voila qui faisait également leur charme, le sang chaud, l’apparence, le social porté aux nues, l’image, ils étaient tous des aristocrates de naissance, ici même les plus pauvres se permettaient d’être condescendants, ils n’ont rien à perdre ni à gagner. Qu’a cela ne tienne, les marques de non respect ne le dérangeaient pas, elles l’amusaient même puisque lui savait que quoi qu’ils en disent il avait le pouvoir.

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Wilhelm Adalrik
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MessageSujet: Re: Glorieux après-Midi [Privé]   Sam 13 Mar - 20:52

Le brouhaha général, fut interrompu par un « Rattrapez le, il m’a volé une pomme » assez fort. Ces commerçants, ils étaient tellement accroché à leur marchandises… une pomme de plus ou de moins, qu’est-ce que ça ferait dans son étale ? Les humains étaient tellement adorateur d’argent, cette invention ridicule… il ne savait pas qui avait été à l’origine de la monnaie et des billets, mais il avait été un bel idiot… qui aurait cru que cette chose servirait à détruire le monde plus tard ? Tout ça à cause de papiers colorés et de petits ronds de métal avec des chiffres dessus. Si dans un futur lointain, tout ça change, ils se moqueront bien d’eux. Non, revenons-en au moment présent, cet homme aux cheveux blonds. Il avait laisser ce garçon fuir, pourtant Wilhelm était sûr et certain qu’il avait pu l’arrêter, aussi facilement que le lycan pouvait aboyer. C’était d’un ennui… mais pourquoi ne l’avait-il pas arrêter ? Les aristocrates ne supportaient habituellement pas ce genre de petit malandrin. Pourtant quelques hommes avaient essayé de l’arrêter, sans succès. Le lycan se mit à rire, qu’ils étaient stupide, tellement peu habile ! Le jeune garçon les avait bien eu. C’était tellement drôle, les humains étaient compliqué, mais Wilhelm ne devait pas trop en rire, parce qu’il l’était en partie…

L‘ambiance changea alors radicalement, les femmes avaient commencer leur spécialité, médire, une légère clameur s’éleva dans l’air, remplaçant ce brouhaha spécifique des rues commerçantes. Wilhelm nota que les gens se regardaient de travers en parlant à voix basse avec leur compagnon. Dieu seul sait que le lycan détestait les messes basses, il avait toujours peur que ça ne le concerne mais là il était sûr qu’il ne s’agissait pas de lui. Et pourtant, il se sentait légèrement mal à l’aise… il secoua la tête pour se reprendre. Il reporta son attention sur ce blond, ça n’avait pas l’air de le déranger tant que ça que l’atmosphère ai changée… qui était-il donc ? Un aristocrate c’est sûr, mais il n’était pas comme tout ceux que Wilhelm avait pu croiser jusqu’à présent. Habituellement, ils étaient les premiers à fuir les lieux dans certaines situations, non ?

Le lycan trouvait que ce n’était plus du tout intéressant ! Il se leva alors, surplombant toute la rue, puis se glissa le long du mur afin de regagner la foule, c’était vraiment pas le moment pour lui. Déjà qu’en temps normal on le regardait étrangement, là ça serait beaucoup plus pire. Tant pis, mais il voulait en savoir plus sur cet étrange blondinet. Le jeune turc s’approcha alors de lui, et plus il s’approchait plus il avait l’air surpris. En effet, au fur et à mesure que ses pas le guidaient vers cet homme, Wilhelm sentait une odeur familière.. Une odeur… démoniaque. C’était un démon ? Wilhelm ne devait surtout pas en tirer de conclusion hâtive, mais il ne l’avait jamais croisé auparavant, il pouvait très bien en être un… tout comme il pouvait avoir été l’amant d’une de ces créatures répugnantes et garder son odeur sur lui.

C’était encore plus répugnant comme idée, il préférait que ce soit un démon lui-même. Le jeune homme reprit sa marche avec plus d’entrain, pour dépasser ce blondinet et se faire sa propre idée sur ce que lui transmettrait son odorat… oh oui une odeur bien particulière. Habituellement, le lycan n’était pas du genre à provoquer, il préférait de loin la discrétion et l’observation, il n’avait noté que peu de chose et ça ne lui plaisait pas… alors il devait déclencher lui-même quelque chose d’intéressant qui lui permettrait d’en savoir plus sur cet homme. Il se tourna face à l’homme, croisant les bras, il attendait alors de voir comment il réagirait en voyant quelqu’un face à lui. Il espérait qu’aucun autre lycan ne soit dans les parages, ce n’était pas dans ses habitudes de faire ça…
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Vittorio Botelli
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MessageSujet: Re: Glorieux après-Midi [Privé]   Mar 4 Mai - 21:41

Dieu qu’avaient ils avec les voleurs de pommes. A y bien penser, que cela pouvait il changer à leur vie qu’un jeune homme un peu taquin ou réellement dans le besoin ait pu voler une pomme misérable. S’était attardé sur les lieux du crime il voulait observer un peu plus ce qu’il en était.. A la rigueur, il aurait compris un tel embrasement si ce marchand la était un brave homme ayant trimé durement pour faire venir quelques misérables pommes dans son jardin non fertile, qu’il avait les joues creusées par l’effort, le teint hâlé par les heures passées au soleil pour de maigres résultats, si ces fruits colorés étaient vraiment ceux de son travail. Mais non, que voulez vous que cet homme bien en chair, aux mains intactes et aux mots caressants connaisse vraiment au labeur ? Certes il n’était pas vraiment bien placé pour critiquer les personnes assez intelligentes ou calées en marchandage pour pouvoir se permettre de mener une vie tranquille loin des champs et du soleil mordant . Mais il avait la conviction intime qu’un vol de pommes de la sorte ne l’aurait pas fait sortir de ses gongs, surement aurait il souri avec connivence de l’audace de ce jeune gringalet qui risquait tellement pour pas grand-chose.

Puis son regard se fit circulaire, observant les réactions diverses, un jeune homme au physique assez inhabituel s’était mis à rire au loin, cela fit naitre un nouveau sourire sur son propre visage, m ais il ne s’y attarda pas tellement, il voulait voir l’éventail de réactions que pouvaient offrir les hommes à ceux de son espèce. Démons et Lycans alternaient souvent entre amour et haine, trahison et déception sans vraiment pouvoir influencer , les humains eux étaient capables de tellement de sentiments, et ces émotions plus ou moins fortes pouvaient leur faire faire des choses incroyables, et en cela il les admirait, tous n’étaient pas omnibulés par les conflits, ils pouvaient s’accorder et travailler main dans la main, oublier pour un temps leurs peurs et leur haine grâce à leur temps de vie limité. Surement auraient ils moins de temps à gâcher, les siens feraient ils des choses constructives, ou, ayant moins de temps pour se remémorer leur rancœur ils essaieraient d’améliorer les choses ? Non, surement pas ,l’humanité n’était pas la solution, toutes les nations n’étaient pas aussi prospères que notre belle Venise, les hommes se déchiraient partout ailleurs, et la paix ici n’était que provisoire, sans les siens surement Venise aurait elle été pillée maintes et maintes fois sans aucun égard pour son riche héritage culturel. Mais cela n’empêchait pas quelques demoiselles fort charmantes de lui adresser des sourires enjôleurs, qu’il rendait avec entrain, tous n’étaient pas si mauvais lui semblait il. Beaucoup le regardaient de travers mais il n’était pas négligeable de se rappeler que les mauvais garçons plaisent à bien des demoiselles de bonne famille.

Mais peu lui importait, il n’avait besoin du cœur des femmes, il savait déjà pour qui le sien battait si fort et rien, lui semblait il, ne pourrait en faire changer les douces inclinaisons. Il décida donc de continuer son chemin, il ne pouvait rester sur un seul moment agréable, il y avait surement d’autres trésors humain au détour d’un canal. La ville de la romance ne pouvait le laisser sur sa faim si facilement, il reprit donc son chemin, ses pas le menant toujours aléatoirement au gré de leurs envies. Mais il semblait qu’il n’allait pas avoir à attendre bien longtemps avant que quelque chose de nouveau lui arrive.

Il fut bientôt dépassé par ce jeune homme qui riait sur son mur tout à l’heure, du moins lui avait il semblé, il n’y avait pas vraiment prêté grande attention jusque la, que pouvait il avoir à faire d’un jeune homme qui riait, mais il semblait que cela n’était pas réciproque . Sinon pourquoi se serait il placé en face de lui, immobile, sans mot dire. Il s’arrêta brusquement pour ne pas entrer en collision et le regarda dans les yeux. Ses sens étaient en alerte, il n’était pas de siens, et il n’était surement pas d’ici d’ailleurs à en juger par la couleur de sa peau et celle de ses cheveux. N’étant pas enclin à l’affrontement direct et étant surement en état de faiblesse il haussa un sourcil et très calmement se décida à entamer un semblant de conversation, supposant qu’il lui en voulait pour son attitude peu orthodoxe.


-Auriez vous donc préféré que je donne une bonne correction au jeune voleur ?
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Wilhelm Adalrik
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MessageSujet: Re: Glorieux après-Midi [Privé]   Dim 26 Sep - 17:14

Le jeune blondinet s’était arrêté face à Wilhelm, le regardant dans les yeux. De cette façon, le lycan pouvait aisément détailler cet homme. Il avait raison, ce n’était pas un humain, il n’avait jamais vu d’humain avec une telle beauté et encore moins avec un charisme ou une prestance de ce genre. Il se démarquait remarquablement bien des autres personnes présente dans ces lieux. Même s’il fait partie de la classe sociale de l’aristocratie, il est rare de voire une personne pareille. Oui, ce démon était bien digne des vénitiens… Il portait de longs cheveux blonds, des yeux noisettes, une peau de lait, un corps fin et travaillé, des mains fines, voilà un homme androgyne par excellence… Si Wilhelm n’était pas ce qu’il est, il aurait sans aucun doute tenté de séduire ce démoniaque jeune homme… même si en temps normal, il hait les démons.

Mais revenons à nos moutons. Il ne devait pas dévisager cet homme de cette façon et aussi longtemps, sinon les gens finiraient par se poser des questions. Mais rien que la différence physique de ces deux là, devait attirer à nouveau l’attention. Qu’est-un qu’un être métissé et a la peau tannée par le soleil, voulait à un être à la peau nacrée et incontestablement noble ? Si jamais certaines personnes venaient à se dire que Wilhelm était le domestique de ce démon… il se mordrait les lèvres pour se retenir de les mettre en pièce. Les humains, les humains mais quelles créatures stupides ! Mais pourquoi existaient-ils ?! Wilhelm n’arrivait absolument pas à trouver la réponse… et eux non plus d’ailleurs. Et dire qu’ils étaient entre deux camps, que chaque jours et chaque nuits, des créatures dont-ils soupçonnent a peine l’existence sortent de leurs tanières pour s’exprimer…

Donner une correction au jeune voleur ? Tiens il en avait oublié ce jeune garçon qui avait volé il y a quelques minutes. Le loup se redressa et reprit ses esprits, c’est vrai qu’il s’était perdu un instant dans ses pensées et c’était une immense erreur… enfin personne n’était là pour la voir. Il fit un petit sourire et posa ses mains sur ses hanches, la tête légèrement baissée:


« Absolument pas… Au contraire, je suis surpris qu’un aristocrate de votre classe, n’ai pas été outré par le comportement de ce pauvre garçon… Je vous pensais plus minutieux en ce qui concerne la loi de cette magnifique ville. »


C’est vrai non ? Les aristocrates connaissent bien les lois et sont imbattables pour les contourner. Enfin passons, Wilhelm voulait en savoir plus sur cet homme et tout les deux savaient que l’autre n’était pas humain. Le jeune loup s’approcha encore un peu, assez près pour murmurer et assez loin pour partir rapidement. Le blond était libre de l’interpréter comme il le voulait. Wilhelm, lui désigna un endroit un peu plus reculé pour parler, plutôt que de rester au beau milieu de la rue. Le lycan n’avait pas reçu d’ordre de tuer, même si sa haine pour les démons était notable, il avait bien le droit d’en apprendre plus sur l’un d’entre eux. Il était loin de savoir que cet homme était assez haut placé dans la hiérarchie démoniaque.

« A moins que… vous préfériez vous divertir avec ce garçon plus tard. »

Le lycan avait un très léger sourire sur les lèvres, il était curieux de voir les réactions du démon à présent. Il était très impatient d’en apprendre plus sur lui, sa journée passerait peut-être plus rapidement comme ça… et puis qui sait ça pouvait devenir intéressant ?



[HJ: Absolument désolé du temps de réponse et du post minable T.T]
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