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 Erasmo Moretti

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Erasmo Moretti
Dominant de la Seconde Meute
Loup rogue
Dominant de la Seconde Meute Loup rogue
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Âge : 24

MessageSujet: Erasmo Moretti   Mer 10 Mar - 0:23

FEUILLE D’IDENTITÉ


Nom : Moretti
Prénom : Erasmo
Âge : 34 ans
Race : Lycan
Pays d'origine : Italie
Rang social : Dominant de la Seconde Meute

PHYSIQUE


Allure : Il est rude de décider quel aspect chez lui est le plus intimidant : sa stature de colosse ou son visage naturellement sévère. Quoiqu’il en soit, si séparément ils n’inspirent rien de bon, la combinaison des deux peut difficilement s’avérer rassurante ; son énormité de, disons, un mètre nonante, dont les muscles boursoufflés rendent imposante, aurait put être considérée comme un refuge, protégeant aisément du danger violent, mais elle n’infuse souvent que le contraire ; sa figure, où les sourires gardent une teneur perturbante pour ceux qui n’y sont pas habitués (et malgré toute la sincérité qu’il peut y mettre), décourage tout premier pas d’autrui, soit-il hostile ou amical.
Pour s’attarder un peu sur sa trogne, les traits de celle-ci ont comme qu’été taillés dans le bois, profonds et nets, déjà usés par plus d’une trentaine d’année. La bouche n’est pas trop large, le nez est à la fois fièrement aquilin et fin, et les yeux, logés sous des arcades sourcilières bien garnies, sont expressifs dans leur couleur claire. Erasmo porte une barbe chin strap (littéralement bande du menton) et ses cheveux bruns sont perpétuellement coiffés en arrière, descendant un peu le long de son cou.
En somme, il n'est pas bon pour un concours de beauté, il risquerait de faire peur, mais il n'est certainement pas dénué de charme.

Goûts vestimentaires : Tout à fait dépourvu du genre de pudeur qui nous force à cacher nos formes, il gambaderait volontiers les fesses au grand air, si cela ne tenait qu’à son bon vouloir. Comme il est clair que cela ne tient pas qu’à lui, Erasmo se couvre le poil, ayant donc une garde robe, certes, fort dégarnie, mais tout à fait convenable pour un homme pratique comme lui. En tout, il doit compter quatre pantalons confortables, tous noirs, deux vieilles chemises qui ont depuis longtemps perdu leur blancheur d’antan, et une veste noire et épaisse en cas de froid. Pas de chaussures à ses nobles petons.

Particularités : Son oreille gauche est percée et d’elle pend une boucle d’oreille en forme de clé. Elle n’ouvre plus rien et ne lui est qu’un souvenir.

Forme animale :
Le mâle alpha de la Seconde Meute est un loup à la fourrure épaisse. La robe est un collage symétrique à sa colonne de gris et de roussie, alors que toute la région de son ventre (ainsi que la poitrine, un peu le museau et les pattes) sont blanches.
La bête n’a pas la silhouette fine et, si l’on veut, gracile, de bon nombre de ceux appartenant à sa race. Elle n’est pas pataude, mais, plus massive que la moyenne, on aurait put le croire. Cette stature plus importante que la normale est un peu étrange, compte tenu qu'il est un lycan hybride, semi-loup Italien et semi-loup de Sibérie, deux sous-espèces du grand Canis Lupus Lupus plus petite que celui-ci. Il doit néanmoins sa largeur à son père, qui était une bien grosse bête.
Son visage animal lui garde un petit air de ressemblance, avec une large palette d’expression à sa disposition et un regard identique au sien.


PSYCHOLOGIE


Caractère : Il est d’espérer chez un leader qu’il soit fort, solide et déterminé à la réussite. Évidemment, on ne nait pas aussi ambitieux et décidé qu’il ne l’est ; ce furent de sombres années qui le façonnèrent ainsi. Cette ambition, n’irais-je pas jusqu’à dire qu’elle soit complètement dévorante, est celle d’union. L’Union de tout lycan foulant les terres romaines de Venise. Il aspire à être la tête de cette légion, fier à juste titre de ses habilités de meneur. Ceci dit ne pensez pas qu’il entende par cela la domination de ses frères. Il projette cette union des meutes afin que la race reprenne le prestige usurpé par l’hérédité démoniale, pour qu’elle cesse d’être victime d’esclavage et de meurtre. Sa pensée est pour sa famille avant qu’elle ne tombe sur lui-même, mais quand elle le fait, elle lui clame que cette future réussite ne se fera pas sans lui, faudrait-il qu’il survive à la mort pour voir ce jour.

Il considère les loups de la Première Meute qui refusent de se joindre à la sienne avec une incompréhension bornée. Ce système dénaturé de princes dominants lui reste en travers de la gorge et rebute quelconque effort d’entente diplomatique entre eux. Sa vision est simple, le dominant doit être le plus fort d'entre ses frères, toujours. Sinon, il ne peut être dominant. Pour lui, rien ne justifie ce régime et il ne ronchonnera pas quand le sien lui prendra sa place, bien que le Lycan capable de le tuer – il lui faudra au moins cela pour qu’il lui cède sa place – ne soit pas encore né. Cependant, et malgré sa confiance, il sait que ce jour viendra, sa vision des choses étant très réaliste.

Et sa meute le sait, et c’est pour cela qu’elle le suit, se laisse guider par cet homme prudent qui ne la mettra pas en danger inutilement, comme si la meute était un moyen pour atteindre ses ambitions personnelles. Il ne pourrait faire cela, noble âme qu’il est. La meute est toute sa vie et une trahison de sa part serait comme le fracassement de son cœur.

Ses convictions sont fortes. Et parmi toutes, se détachent deux en particulier : la justesse du combat à armes égales et la bassesse des démons. Jamais, ô grand Jamais, ne viendra le jour où son opinion changera. Il ne désire même pas les faire souffrir, cela n’est pas encore arrivé à ce stade, ou bien il a déjà été dépassé depuis longtemps. Leur simple vu l’enrage, leur odeur l’indispose, leur toucher le révulse. Il ne les supporte que transpercés par ses dents. C’est une haine quasiment aveugle à toute individualité, peut-être la pire haine qui puisse.

Avec tout ceci, votre idée de lui est à peu près toute formée. Mais cette présentation néglige son comportement parmi les siens. Peut-être le voyez-vous en chef quelque peu à l’écart de sa meute. Ce n’est précisément pas le cas. Il se mélange à elle, encourageant joyeusement la fraternité entre eux. Il ne se sent pas obligé d’être dominant à toute heure, toute seconde, c’est bien simple. Il n’entend pas dans le respect qu’il reçoit d’eux une rigidité militaire. Cela dit, s'il n'enfile pas son personnage d'alpha tout le temps, quand il le fait, il espère une soumission totale des membres du groupe.

Aime : Qu’on lui gratte l’arrière des oreilles ; courir après sa queue… Bon, un peu de sérieux. Il aime être sous sa forme animale, plus que d’être humain ; jouer au primero (un ancêtre italien du poker) ; manger pour quatre ; jouer des morceaux populaires avec son petit violon ; aller fêter le carnaval ; et faire des paris. Les petits plaisir que la vie sait nous donner quoi.
Aime pas : Les démons ; les gens qui ont des démons, bien qu’il puisse ‘mieux’ tolérer ces démons là ; être réveillé pour rien ; et perdre ses paris.
Tics ou petites manies : Surnomme quasiment tout le monde. S'il utilise votre prénom original, c'est que ça devient sérieux...
Secrets qu'il dissimule : Il ne parle pas ouvertement de sa famille qu'il a perdu, et bien qu'il ne s'agisse d'un secret pour aucun de ses loups qu'il a perdu sa femme et ses enfants aux démons, le comment, il se le garde. Cela dit, rien n'empêche les rumeurs et théories de voler.

HISTOIRE


Erasmo est né à trois pas de la grande Firenze, Florence, un des pôles artistiques du continent renaissant. Les villas mécènes étaient construites dans les alentours, comme des électrons attirés par un noyau, comme des fidèles tournés vers la Mecque. C’est dans une de ces villas – la Villa Medicea di Fiesole – que la famille Moretti demeurait, comme personnel interne. Les Moretti étaient cinq, puis six quand le fils illégitime du patriarche fut accueilli, et ils vivaient discrète et honnêtement, sans jamais dévoiler leur nature lycane.

Le père, originaire des forêts du Nord, un scandinave, était assez bizarrement l’homme responsable des jardins de la villa. Une main verte étonnante pour quelqu’un qui vivait dans un endroit si peu propice à une flore luxuriante, juste à une végétation de forêt. Rasmus Moretti, Moretti par adoption dans la famille de celle qui était sa compagne aujourd’hui, Teresa Moretti, sa Tessa.

Elle lui avait donné trois fils, trois garçons en parfaite santé. Erasmo, Lucio et Sebastiano. Évidemment, le premier-né hérita du prénom du père, mais pas que. Il était grand, et, jeune, on devinait déjà qu’il serait tout aussi imposant que son paternel. Il était aussi celui qui lui ressemblait le plus, visage autant que caractère. Rasmus était quelqu’un qui appliquait les principes de justesse, de pardon… et il avait enseigné son ainé en fonction, ainsi que la lutte, la chasse, le jardinage et, ma foi, même un peu de musique. Sa mère aussi était une personnalité forte, féroce. Elle avait tout d’une louve dominante et bichonnait ses louveteaux jusqu’à ce qu’ils s’en plaignent. Elle était une bonne mère, autant que Rasmus était un bon père.

Un bon père, certes, mais peut-être un moins bon mari.

Il aimait sa femme, et en tant que loup il n’aurait pas su lui être infidèle… Mais il était à moitié homme et en tant que tel… La tentation avait été trop grande et il se prit d’amourette pour une belle vendeuse de charme… À l’époque, et de nombreux siècles après même, une femme se la serait fermé, trop soumise pour montrer le fond de sa pensée, mais Tessa… Oh non, Tessa ne la ferma pas et elle crucifia son époux quand il lui expliqua d’où venait la chétive créature aux grands yeux bleus qu’il ramena un soir. La fascination qu’il avait eut pour cette prostituée lui était resté en travers de la gorge les premières semaines. Cela dit, pas une seule fois elle ne soulagea sa rancœur sur le petit Silvano - « On ne choisit pas ses parents. » - et elle s’en occupa comme s’il s’agissait de son petit.

À l’époque, Erasmo avait treize ans. Lui et ses frères étaient d’abord curieux. Un nouveau frère ? Les deux plus jeunes se posèrent moins de questions que leur ainé et l’acceptèrent facilement, heureux d’avoir un nouveau compagnon de jeu. En plus, ce nouveau petit frère leur ressemblait un peu… Erasmo avait alors beau être un jeune adolescent sensé, il ne put qu’associer les hostilités entre son père et sa mère au fragile gamin. Injuste de le prendre comme responsable ? Certainement. Mais il lui en voulait les cris et les pleurs qu’il entendait au milieu de la nuit lorsque ses frères dormaient déjà. Il l’évita délibérément, ne lui adressa pas la parole s’il n’y était pas contraint… Un comportement dont il aurait plus tard honte, malgré l’excuse du jeune âge.

Un jour pourtant, Silvano commença à suivre Erasmo. Il n’en était pas heureux au départ. En effet, son père avait remarqué la distance qu’il creusait entre lui et Silvano et il ne tolérerait aucune inimité dans sa meute, dans sa famille. Il ne confronta jamais son premier-né, mais quand il lui dit très sérieusement que ce serait lui qui s’occuperait de montrer à Silvano les alentours en dépit de l’enthousiasme de ses petits frères, le jeune Erasmo comprit alors que son père n’approuvait pas sa conduite. Son mécontentement implicite le perturba d’abord, il avait eut le temps de se convaincre que Silvano était fautif… mais cette pseudo-intervention l’interpela réellement. Si son père ne l’avait pas fait, sûrement Erasmo n’aurait pas compris et n’aurait peut-être jamais accepté son demi-frère.

Ainsi, Erasmo se laissa charmer par l’adorable enfant qui faisait appel à tous ses instincts de grand frère protecteur. Il était plus faible que ses petits frères, fragilisé par les soins insuffisants d’une mère qui ne voulait pas de lui, et, assez naturellement, il se mit à le couver. Pas une fois il ne prit pitié de lui, même au début – il lui en avait trop voulu pour s’apitoyer – et quand enfin il le laissa se rapprocher, il ne put que se sentir révolter.

Les années passèrent, quatre années.

Erasmo avait dix-sept ans et son plus petit frère à peine sept. Il était temps pour l’ainé de quitter la meute familiale, de découvrir le monde et, qui sait, comme son père l’avait fait, fonder sa propre famille. C’était une étape naturelle chez un loup, bien qu’il puisse choisir l’option de rester avec ses parents. Mais en passant du temps avec quelques-uns des locataires de la villa, qui parlaient de Rome, Venise, Milan... Il se découvrit une véritable curiosité pour le monde. « Vous n’avez pas vraiment besoin de moi pour travailler ou chasser, Sebastiano et Lucio sont déjà assez grands pour aider père… » Tels étaient ses arguments quand sa mère – enceinte à son âge ! – lui demanda s’il était sûr de lui. « En plus, il n’y aura bientôt plus assez de place pour moi ! » Il était sûr de lui… Mais jamais il n’eut la crânerie de croire qu’ils ne lui manqueraient pas. Ils lui manquèrent tous énormément, surtout Silvano, petit rebelle grandissant.

Durant un an le jeune loup se promena. Il fit la rencontre de plusieurs meutes sur son chemin. Parfois il était le bienvenu pour séjourner quelques temps, parfois il était le malvenu et on le chassait – car on pouvait penser qu’il voulait usurper la place de dominant. La plupart des fois où il était le bienvenu, il faisait la rencontre de personnalités dignes de ne pas être oubliées. Son vagabondage s’arrêta enfin quand il arriva à Venise.

À peine arrivé, il était clair que le territoire, autrefois marécageux, était hyper contesté : deux meutes, plus grandes qu’il n’aurait jamais su imaginer, et la même pourriture qui rongeait Florence : les démons. Il resta quelques temps avec ceux de la dénommée ‘Première Meute’. Même en temps que visiteur, il ne comprenait pas pourquoi ces ‘princes’. « Vraiment ? Des princes ? Comme une sorte de royauté ? » Il avait eut envie de rire à l’absurdité mais il s’était retenu, ce ne serait pas courtois. Donc, s’il comprenait bien, ce serait au fils de l’alpha de prendre le flambeau ? Même si, admettons, le fils en question est un incapable doublé d’une lavette ? … Quelle belle connerie !

La Deuxième Meute, quant à elle, pêchait son leader pour son mérite, pour sa force, pour ses capacités... Pas pour son père. Jamais pour son père. C’était la manière correcte, la manière juste pour tout le monde. Ainsi, Erasmo resta un an avec eux. Il gardait le contact avec sa famille, lui envoyait des lettres, mais il n’écrivait jamais très longtemps ou extensivement. Les réponses n’étaient pas longues non plus, mais les deux partis étaient à jour. Un jour, Erasmo envoya à sa famille :


Mère,

Elle s’appelle Nerina.
Elle a dit oui.

Erasmo



Nerina.
Plus vieille que lui (d’un an ou deux), plus belle… Même plus maligne, Nerina semblait hors d’atteinte. Elle aurait dut être mariée depuis longtemps, mais elle n’avait jamais voulu, ce qui prouvait à quel point elle était difficile et Erasmo n’était sans doute pas le prétendant le plus prometteur. Mais elle avait accepté, et ce que Nerina lui trouva, jamais il ne saurait. Et il s’en fichait assez éperdument de garder cette réponse dans l’ombre. Elle l’avait choisit lui, pas un autre.

Ils échangèrent des boucles d’oreilles, seule preuve physique d’une union sacrée, et quittèrent la meute ensemble, avec la bénédiction de leurs frères et sœurs de race. Ils prirent tout leur temps, adoptant un style de vie nomade, jusqu’à la première saison des amours. Aux premiers indices de grossesse, ils s’arrêtèrent là où ils se trouvaient, c’est-à-dire pas très loin de Florence. Erasmo ne pouvait pas être plus heureux à la nouvelle, il était fou d’amour pour sa Nerina et allait devenir papa à vingt ans.

Giuseppe (dit Peppi).
Mattia et Armando.

Erasmo a vingt-cinq ans. Nerina attend leur quatrième. La grossesse s’était annoncée aussi tranquille que les trois précédentes, avec le confinement de l’heureuse maman quand son ventre se faisait déjà moins discret. La chasse lui était interdite par son amant – ou quelconque autre effort à vrai dire –, le danger d’une fausse couche était une peur saisissante chez Nerina… Elle était sûre qu’il s’agissait d’une petite fille (même si elle en était également persuadée lorsqu’elle portait ses terribles jumeaux – oh... comme elle s’était trompée) !

Rien n’aurait pu être plus important pour Erasmo que de rester avec sa compagne enceinte et ses enfants et veiller sur eux… Mais il n’avait jamais reçu une lettre comme celle qui arriva chez lui un matin tout à fait comme les autres. Tout d’abord elle venait de son frère cadet, ce qui était une première. Son contenu fut à la hauteur de l’exceptionnalité du rédacteur : Silvano avait fugué. Quatorze ans, et il avait fugué. Erasmo était furieux et totalement inquiet. Mais qu’est-ce que lui avait prit de partir comme ça, sans plus ? Il aurait espéré une lettre de sa part (ils correspondaient directement entre eux et assez souvent), mais rien, pas un mot sur ses intentions. Erasmo n’arrivait même pas à s’exprimer par écrit, les mots ne voulaient lui venir. Finalement, deux jours plus tard, Nerina eut pitié de lui et lui pria d’y aller, ils ne vivaient qu’à un jour de Florence. Il ne voulait pas la quitter et il voulu forcer le calme en lui plutôt que de les laisser, mais Nerina insista qu’il y aille, lui assurant que rien n’allait leur arrivé si il partait pour trois-quatre jours. « Le bébé n’est pas encore prêt, amour. Et il ne le sera pas encore dans deux semaines. »

Comme il voulait y aller, il ne donna pas toutes les raisons qu’il aurait pu donner s’il n’avait pas voulu et se prépara pour le voyage après avoir admit que plus vite il serait partie, plus vite il serait de retour. Il embrassa sa femme et ses trois garçons, leur rappelant de ne pas donner de travail à leur mère, sinon ils auraient affaire à lui. Ils promirent et Erasmo s’en alla.


Ce fut la dernière fois qu’il les vit en vie.

Erasmo regrettera toute sa vie de ne pas être resté. Non seulement il ne retrouva pas son petit frère, sa relation avec son père reçu un dur coup mais surtout, à son retour, on lui arracha le cœur de la poitrine. Il fut accueillit par la grotesque vision de ses fils étranglés et de sa femme battue et froide. Il y avait tellement de sang autours d'elle qu'il n'y avait aucun doute qu'elle avait fait une fausse couche. Le regard trouble par les larmes et la douleur, Erasmo trouva dans un des plis de sa robe qu'elle avait retroussé jusqu'à sa poitrine, un petit corps sale et immobile. Une petite fille. Finalement.

Erasmo ne dit jamais rien à sa famille, le différent entre père et fils y étant pour quelque chose, certainement, mais pas uniquement. Après avoir fait ses adieux et enterré sa famille, l'alpha repéra une faible odeur languissante sous celle de la mort : celle des démons. La rage, jusque là étouffée par le désespoir et le chagrin, monta enfin en lui. Il fallait qu'il l'épanche. Qu'il les tue. Les monstres. Tous.


Il avait disparu pendant des années. Erasmo Moretti ne refit surface que beaucoup plus tard, à Venise. Il était sauvage après tout ce temps, mais la folie avait enfin quitté son regard, laissant place pour la première fois depuis longtemps au glaçage de larmes non-versées. Il se sentait suffoquer à chaque inspiration, étranglé par sa misère.

Se fut ainsi qu'un autre alpha le trouva. Erasmo n'avait même plus en lui la force pour tenter d'imposer sa dominance de loup. Après ces années d'immersion animale, il semblait passer par une période réfractaire. Et c'était peut-être pour le mieux, car le loup qui vint vers lui était plus expérimenté et, il le découvrirait des semaines plus tard, le leader de la seconde meute.

Erasmo survivait dans les rues d'abord, trop inutile pour quoi qu'il soit d'autre. L'Alpha le visita régulièrement, lui offrant une place dans sa meute. Erasmo n'était même pas assez curieux ou intéressé pour demander des détails, il répondait simplement qu'il était resté trop longtemps tout seul pour maintenant reprendre la vie en communauté. L'Alpha ne questionnait jamais le pourquoi ou le comment et n'insistait qu'en reposant à chaque rencontre la même question, pour recevoir toujours la même réponse.

Toujours, jusqu'à ce qu'Elmo rentre pour la première fois en contact avec les autres membres, et ce dans des conditions inédites pour lui : une altercation entre lycans et démons. Le combat était serré mais avec l'aide opportune d'Erasmo, les démons se replièrent, laissant derrière eux leurs blessés. Sans pitié - ou peut-être justement par pitié - ils furent achevés. Le nombre de blessés étant supérieur à celui des indemnes, Erasmo se retrouva contraint de leur prêter un coup de main. Ainsi il découvrit pour la première fois les catacombes.

Il revint plus tard plusieurs fois, et les loups de la meute princière l'abordèrent également. Erasmo réalisa que la vie de groupe lui avait manqué et, dans sa neutralité, sauta d'une meute à l'autre. Cette période ne dura pas plus d'un mois, et la seconde meute fut son choix, les visions de sa rivale le chiffonnant.

Là, Ermo commença de tout en bas, bien que son aide et ses visites régulières l'aient aidé à s'intégrer sans trop de soucis. Il fit ses preuves comme membre du groupe. On le respectait pour sa force et pour son histoire, qu'il partagea sans trop de détails. L'Alpha et lui étaient proches et quand celui-ci fut dérober de sa vie, Elmo fit son deuil avant de réclamer la place d'alpha.

PETIT PLUS

Votre présence sera : Quotidienne tant que mon intérêt est entretenu, sinon, et comme prouvé, de looooooooooongues périodes de ressourcement.
Que pensez-vous du forum ? Meeeeeeeee likes it
Autres forums fréquentés ? Je peux franchement dire : aucun.
Note : Je suis désolé mais je n'ai pas relu toute ma fiche, afin de ne pas m'arrêter à chaque phrase et la reformuler. Donc, soyez cléments faces aux fautes. Et puis............ J'AI ENFIN FINI QUOI! <3


Dernière édition par Erasmo Moretti le Jeu 20 Jan - 0:28, édité 9 fois
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Neil Raven
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MessageSujet: Re: Erasmo Moretti   Dim 1 Aoû - 15:51

Bon, je vois que ça a un peu avancé....*va chercher Elmo par la peau des fesses* Fini ta ficheee, tu m'avais promis qu'elle serait fini en 3 semainneuhhhhh >_< :p (jveux ma rep moi!)
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Adonis Bastão
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MessageSujet: Re: Erasmo Moretti   Dim 22 Aoû - 11:12

Neil, évite de poster à la suite des fiches stp, utilise les MP.

ERASMO BOUGE TOI ! x)
T'as choisi un perso important je te rapelle... Et t'as un deuxième personnage sur le feu...
J'vais finir par sévir !

_________________
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mVoici tout ce qu'il me reste : ma chair, mon sang et mes souvenirs.
m
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Erasmo Moretti
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MessageSujet: Re: Erasmo Moretti   Jeu 20 Jan - 0:29

Et bien, finalement, c'est fait!
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Valérian Elviro
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MessageSujet: Re: Erasmo Moretti   Mer 30 Mar - 21:11

10 mois pour faire une fiche...

T'as pas l'impression que tu as vraiment exagéré sur ce coup-là ? Surtout pour un perso de cette importance ? Et aprés qu'on t'ait rappelé je ne sais combien de fois de te bouger ?

Tes posts prendront autant de temps ? Ou tu comptes te montrer un peu plus motivé ?
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Erasmo Moretti
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MessageSujet: Re: Erasmo Moretti   Dim 3 Avr - 17:41

Je comprends tout à fait que vous aviez besoin de sortir tout ce que vous venez de sortir... Mais n'est-ce pas tout simplement stupide - sauf votre respect - et contreproductif d'écrire ces accusations - fondées, fondées - maintenant? Vous avez eut dix mois, comme vous l'avez si bien souligné, pour écrire votre mécontentement. Vous avez plutôt choisi de me pousser gentiment - je ne m'en plains pas du tout, que ce soit clair. Votre manque de constance m'agace, j'ose l'avancer, autant que ma fiche a pu vous agacer.

Ma foi, vous devez certainement avoir raison. Mes posts prendront au moins six mois/pièce à voir le jour, si ma fiche est l'exemple 'universel' qu'elle est.

Je ne suis pas blanc de vos constatations, vrai, mais j'étais parfaitement motivé. Elmo me tient réellement à cœur et le temps que j'ai libéré pour lui n'est pas moindre.
Quelles que soient mes fautes, le forum est virtuellement inactif; j'ai attendu plus de deux mois pour qu'un administrateur vienne poster à la suite de mon message. Bien sûr, je dis cela sans une fenêtre sur vos vies privées.

Quoiqu'il en soit, votre réponse était mal placée, mal calculée, mais, je comprends tout à fait, justifiée.
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Valérian Elviro
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MessageSujet: Re: Erasmo Moretti   Lun 4 Avr - 19:45

Ok ok... J'y suis peut-être allée un peu fort avec cette histoire de post, mais mets-toi à notre place : on a essayé d'être cool, de comprendre tes retards, mais... quel forum accepterait une fiche dix mois aprés l'inscription du personnage ?

Enfin... Tu te sens toujours motivé pour jouer ? D'autant que quelques personnages attendent impatiemment une réponse de ta part, il me semble...
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Erasmo Moretti
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MessageSujet: Re: Erasmo Moretti   Mar 5 Avr - 22:35

Et je ne vous interdit pas le droit de rouspéter à propos de ça, je sais bien que j'ai pêché. Je saurais effectivement donner des adresses mais là n'est pas le but, tout dépend de vous : me voilà, ma fiche est prête, je peux commencer à écrire (bien que j'accumule les grosses besognes scolaires en ce moment), je suis motivé. Qu'allez-vous en faire de tout ça?

Et quels personnages? Genichi a bien voulu me recontacter pour qu'on établisse un rp, mais sinon? Will? ne reviendra que si j'arrive d'une quelconque manière à le convaincre. Neil? je ne le trouve même plus sur messenger. Balthazar? vit-il encore? Alors, quels personnages?
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Valérian Elviro
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MessageSujet: Re: Erasmo Moretti   Mer 6 Avr - 12:25

On valide ta fiche, évidemment. Surtout si tu es motivée !

Aprés, pour les autres joueurs, je suppose que l'attente a dû les pousser à aller voir ailleurs... Mais peut-être que si tu annonces que tu es prête à jouer, ils reviendront.
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MessageSujet: Re: Erasmo Moretti   

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